DÉDOUBLEMENT DU RÉGIMENT DE CHAMPAGNE
De 1759 à 1762, le régiment guerroya en Allemagne et y eut quelques épisodes particuliers qui méritent d'être signalés.
En 1760, le capitaine de Vkrteuil, détaché avec âOO hommes à la garde du château d'Arenstein, y fut vainement attaqué par 6,000 ennemis.
En 1761, un détachement, aux ordres du commandant de bataillon de Launay, s'empara de vive force de Duderstadt.
Le 7 novembre de la même année, l'énigmatique chevalier d'EoN, à la tête des grenadiers du régiment, attaqua et mit en fuite près de Minsloff tout un corps écossais.
A la paiK, en 1763^ Champagne fut envoyé à Cambrai.
En 1765, le régiment alla en Corse et y prit part à toutes les opérations qui amenèrent la pacification et la soumission complète de l'Ile, où il séjourna pendant quatre ans ; il y perdit le capitaine Chamisso et le lieutenant de Bexon, tués au combat de Ponte-Nuovo.
A sa rentrée, il alla tenir successivement garnison à Metz, Landau, Thionville^ et enûn à Calais.
C'est dans cette dernière ville qu'il fut dédoublé par ordonnance du 25 mars 1776, et partagé en deux réfiments, Champagne et Austrasie, qui prirent respectivement en 1777 les numéros 7 et 8. -