‹ Le livre d'un forestierChapitre 5 sur 42 · VISION DE VERDURE · texte numérisé non relu

VISION DE VERDURE

Votre épître m'apporte un parfum de forêt Et de sève montant dans Tarbre qui s'éveille. Le dernier bien-aller y sonne à mon oreille, Sur la bête lançant la meute ou le vautrait.

Oui, vous aviez raison de croire qu'elle irait Au cœur du forestier que la chasse émerveille^ Qui se plonge dans une ivresse sans pareille Rien qu'au chant d'une grive ou d'un chardonneret.

Et sur mon lit où la douleur, hélas! me cloue, Où s'irritent mes nerfs, où se pâlit ma joue, Mon esprit a revu cent tableaux curieux.

Ah! par les couchants d'or la ramure rougie!... Ah! le repos en haut des Grands-Monts sinueux!... Cruel! vous augmentez encor ma nostalgie!

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