LA VILLA DES BOULEAUX
A Alfred Sonnet,
Pour pendre la crémaillère de su maison de campagne.
Dans un rêve j'ai vu la Villa des Bouleaux.
Des arbres, troncs fluets, cimes ébouriffées, Sortaient dans le brouillard des dryades, des fées, Gomme Corot, jadis, en mit dans ses tableaux.
Lisant sur des rubans d'écorces en rouleaux Maintes strophes par maints poètes paraphées, Elles vous présentaient d'artistiques trophées, Les bras chargés des fleurs fraîches d'un vert enclos.
Ami, dans cette ronde idéale, ces nymphes
Des grands bois dont la sève a des pâleurs de lymphes,
Chantaient des vœux fervents pour la blanche maison.
Vous, dont le nom sourit aux faiseurs de poèmes, Vous écoutiez, ému, leur aimable oraison :
Elles avaient les voix de nos amitiés mômes !