‹ Le livre de CalibanChapitre 32 sur 58 · II · texte numérisé non relu

II

elle désopile rue Drouoc et elle désole à Carcassonne.

Mais je crains TExposition. Ils vont venir.

Dans deux ans ils seront ici, ceux qui savent Hamlet par cœur, et la première chose qu'ils feront sera de se précipiter sur la galette, quand la cloche du Temps tintera, le dimanche, à toutes volées. Et cela m mquiète. Aussi bas que nous soyons tombés, il ne serait pas juste de nous juger sur l'influence du père Le Goût. Nous n'en sommes pas. Dieu merci, au niveau dont cette intelligence est lëtiage. Que les recettes à'Hamlet nous défendent.

Comprendront-ils, ces étrangers, pourquoi Sarcey prépondère .^ Se rendront-ils compte du plaisir particulier que nous trouvons à cette atroce galette, si lourde, si rance, si indigeste, et d'un gros sel si farce? Elle a, pour le comparer à quelque chose d'approchant, le montant canaille de la tripe. On dévore le Sarcey comme on va chez Jouanne, les jours où Ton se sent l'appétit dépravé. Mais eux, les Peuples, ils ne mangent pas la tripe! Que vont-ils penser de notre civilisation .î^ Ah! cette Exposition est plus embêtante c^ Hamlet ! .,.

Il y aurait un moyen, mais il ne voudra jamais. Ce serait que pendant ces deux années, et aussi

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