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OBSERVATIOAS SUR LES BATTERIES DE CU1SIAE

Je conseille les batteries de cuisine en cuivre, sans toutefois exclure absolument le fer étamé, moins avantageux sous le rapport de la durée et aussi pour les opérations auxquelles s’appliquent les casseroles, plats à sauter, plats à glacer. Cependant il est des pièces, telles que marmites, braisières, turbotières.

CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

poissonnières, qui peuvent être fabriquées en fer étamé sans aucun inconvénient.

L’outillage que je viens d’indiquer et qui me paraît être l’indispensable d’un bon intérieur bourgeois, s’adapte à un nombre de personnes partant du chiffre de 4 ou même de 2, pouvant s’élever jusqu’à celui de 12 que je n’ai pas voulu dépasser, afin de rester dans les limites de la cuisine de ménage.

Je n’ai pas besoin de dire que ce catalogue d’ustensiles peut être modifié suivant les existences; ainsi les personnes qui auraient la certitude de n’être jamais plus de deux, quatre ou six à table n’achèteraient que les premières ou secondes grandeurs de marmites et de casseroles. Il est bien entendu aussi que celles qui ne feraient pas de confitures dans leur intérieur ne s’imposeraient ni la bassine ni l’écumoire à confitures.

Toutefois, sans vouloir pousser à la dépense, bien loin delà, puisque je ne saurais trop répéter que j’ai eu constamment l’économie en vue en écrivant cette première partie, et en admettant fort bien que l’on n’achète que les ustensiles pour son usage, je ferai remarquer qu’il est bien peu d’intérieurs où l’on n’ait à donner de temps à autre un repas d’extra; c’est pourquoi il est bon que dans toutes les familles il y ait les choses nécessaires pour pouvoir préparer ces repas.

Chacun sait par expérience combien il est pénible de ne pas trouver à l’heure de la préparation d’un dîner tel ou tel objet indispensable, que la cuisinière réclame en vain et que la maîtresse de la maison regrette tant à ce moment-là de n’avoir pas compris dès le principe dans ses acquisitions de ménage.

Je ferai remarquer aussi qu’en fait de casseroles, grils, poêles, il y a presque toujours double avantage à prendre plutôt plus grand que trop petit.

D’une part, le travail se fait généralement mieux dans les objets de grandes dimensions; de plus, on a souvent intérêt à faire des plats pour quatre ou cinq personnes, même ne fût-on d’habitude que deux à dîner. Il y a économie de temps et de combustible, et de plus, on évite les difficultés des morceaux par trop restreints, qui sont, comme on sait, un des écueils de la cuisine des petits ménages.

Quoi qu’il en soit, et en mettant les choses au plus haut, la dépense de l’outillage d’une bonne cuisine ne peut guère avoir rien d’exagéré pour personne, surtout si l’on songe à tout ce qui se dépense dans tant d’intérieurs, même les plus simples, pour tant de futilités et d’objets de luxe d’une utilité souvent contestable.

De bons ustensiles de cuisine, bien achetés et bien entretenus, durent généralement toute la vie. Ce n’est donc qu’une question de mise de fonds première. Dans tous les cas, n’est-ce pas une satisfaction réelle que de pouvoir se dire que rien ne manque dans sa cuisine, et que si quelque chose réussit mal, on ne saurait s’en prendre, dans aucun cas, à l’insuffisance ou à la pénurie des instruments reconnus nécessaires?

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