‹ Le livre de cuisineChapitre 377 sur 1075 · DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE PARTIE

Me voici arrivé à la fin de ma première partie ; je ne pense pas avoir rien omis d’essentiel en ce qui constitue la cuisine de ménage proprement dite. Avec ce que j’ai donné, j’affirme que l’on a tout l’ordinaire au complet. Il m’eût été facile d’inscrire un bien plus grand nombre de recettes, mais c’eût été risquer de sortir de mon programme et de changer le genre de cuisine spéciale que j’ai tenu à bien expliquer et aussi à bien fixer dans cette première partie.

Maintenant il est clair que la ligne de démarcation qui existe entre la première et la seconde partie de l’ouvrage n’est pas tellement marquée que l’on ne puisse la franchir quand on le voudra. Les personnes qui désireront sortir de la consommation ordinaire, et faire de Y extra soit pour un diner complet, soit même pour un seul plat, seront toujours à même de puiser dans ma seconde partie. Je puis leur assurer dès à présent qu’elles y trouveront amplement de quoi faire face à toutes leurs exigences. Mais j’ai voulu établir avant tout mon système de division : d’abord le simple et le positif, ensuite la recherche et le luxe.

J’ai déjà indiqué en commençant pourquoi je ne croyais pas devoir donner d’explications sur ce qu’on appelle le service de table. Est-ce que chacun ne connaît pas le service de tous les jours? Est-ce qu’on n’a pas d’ailleurs imprimé, dans une foule de livres, assez de puérilités et de banalités à ce sujet? Dans quelle partie du monde éclairé ignore-t-on aujourd’hui, je le demande, comment on pose sur une table à manger, des verres, des assiettes, des couteaux, des fourchettes, les salières, le moutardier? Est-ce donc à un auteur qui écrit sérieusement

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