L ENFANT DE LA MONTAGNE
JE suis le chevrier de la montagne; les fiers châteaux, je les vois à mes pieds; le soleil m’éclaire de ses premiers rayons et ses dernières lueurs sont encore poür moi, l’enfant de la montagne !
Ici est la source du torrent ; rien encore n’a terni la limpidité de ses eaux- quand, sortant du rocher, elles étanchent ma soif, li se précipite en cascade avec un sauvage mugissement et cependant je puis l’étreindre dans mes bras, moi l’enfant de la montagne !
La montagne est mon domaine. Autour d’elle rugissent les vents ; mais, qu’ils soufflent du nord ou du midi, mon chant les domine, je suis l’enfant de la- montagne.
En bas les éclairs brillent, le tonnerre gronde pendant que, tranquille, je suis debout dans le ciel bleu. Je les connais et je leur crie : épargnez la maison de mon père ; je suis l’enfant de la montagne.