‹ Le livre de demainChapitre 121 sur 136 · MÉLANCOLIE · texte numérisé non relu

MÉLANCOLIE

équatoriale.

e qui manque au désert, c’est la profondeur des lointains :

on y regrette ces rideaux de collines de plus en plus pâles et transparentes qui dans nos contrées s’échelonnent entre la plaine et le ciel et nous impriment un sentiment si vif de l’étendue : pas une opposition de couleurs, pas un contraste; la teinte du sol s’obscurcit au loin par. une dégradation lente et continue qui éveille l’idée du vide bien plus que celle de la grandeur : le jaune orange domine aux premiers plans, le bleu violacé vers l’horizon; entre ces deux tons extrêmes, le passage se fait sans arrêt par nuances insensibles. Le liséré bleuâtre de nos lointains est une rareté au désert; et,

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