‹ Le livre de demainChapitre 124 sur 136 · L’ART INDUSTRIEL A BLOIS · texte numérisé non relu

L’ART INDUSTRIEL A BLOIS

AIENCE

La faïence peut se diviser en deux classes, suivant que la terre cuite sur laquelle on opère est brune ou blanche.

Quand la terre est brune, on applique d’abord sur la pièce une engobe, c’est-àdire une couche d’émail blanc, vitrifiable et opaque dont la base est l’étain ; on obtient ainsi une surface mate, à peine adhérente, qui forme le fond sur lequel on peint la décoration avec des poudres diverses dont les colorations sont, en général, complètement différentes de celles qu’elles doivent présenter plus tard ;

LES FAÏENCES

c’est ce qu’on appelle peindre sur cru. La pièce ainsi préparée est portée au four où une seule cuisson au grand feu suffit pour vitrifier l’engobe et le décor.

Quand la terre est blanche, on se dispense de faire un fond ; on applique directement les émaux de couleur sur la terre elle-meme, puis on étend sur le tout un silicate plombeux, c’est-à-dire un verre destiné à former par la cuisson une couverte brillante et translucide. Ce dernier procédé tend depuis quelques années à se substituer au premier qui seul a été en usage pendant longtemps notamment en Italie.

En 1 86 1 , un jeune peintre, qui déjà s’était fait connaître à Paris par ses tableaux de genre, M. Ulysse Besnard, se retirait pour des raisons de famille à Blois, sa ville natale. Cherchant à orner son atelier, il eut l’idée de faire exécuter par un potier du pays quelques vases sur le modèle de ceux que le comte de Froberville avait rapportés de l’Inde dans son château de Villelouet: les vases

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