‹ Le livre de demainChapitre 14 sur 136 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Comme papier singulier, je citerai encore le papier incombustible fait avec de l’amiante; les anciens avaient déjà trouvé le moyen de tisser des étoffes avec cette substance et ils s’en servaient pour brûler les morts . En 1727, un médecin allemand Bruckmann publia une dissertation sur l’amiante, imprimée sur papier d’amiante. De nos jours, MM. Hamelle et Fleutelot ont fait revivre cette industrie qui peut recevoir des applications utiles, grâce à une encre formée de sulfate de fer et d’oxyde de manganèse qui résiste à l’action <ie la chaleur.

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e tout temps c’est l’encre noire qui a été le plus en usage.

Chez les anciens elle s’obtenait, tout comme chez les modernes, soit en mélangeant du noir de fumée, de la gomme et de l’eau, soit en faisant infuser de la noix de galle dans une dissolution de sulfate de fer.

Les anciens connaissaient de plus l’encre de sèche ou sépia, dont parle Perse dans ses Satires, et un grand nombre d’encres de couleurs dont Vitruve a décrit la fabrication. Ces dernières étaient déjà employées par les Egyptiens, ainsique le montrent certains papyrus et les palettes de scribes retrouvées dans les tombeaux.

La plus célèbre était l’encre rouge obtenue en faisant cuire un murex avec sa coquille réduite en poudre ; elle était exclusivement réservée à la signature des

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