CHAPITRE III
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M^yui ;, f. ».
respond en musique à l’unisson, éveille l’idée d’une austère simplicité ; il convient au format des ouvrages graves, mais la page doit alors, suivant la remarque de M . le docteur Javal, présenter le texte en deux colonnes parce que les lignes trop longues fatiguent la vue en la forçant à changer constamment son accommodation.
Le rapport f 0u d’octave est déjà plus délicat ; nous l’avons adopté pour la justification de notre texte dans les pages pleines.
Le rapport | ou de tierce est encore plus subtil ; c’est celui de la justification pour les en-têtes de chapitre .
Il en est de même du rapport de f qui diffère peu du format coquille employé pour ce volume.
Quant aux cadres, leurs proportions ont été déterminées le plus souvent par les conditions d’agencement des vignettes , mais lorsqu’ils étaient composés d’un simple filet, il eût fallu , dans ce format, leur donner toujours, i5oram sur 90™™, ce qui correspond à la proportion de f déjà employée.
C’est en vain qu’on a essayé d’appliquer ces théories à la couleur en s’appuyant sur
les longueurs des ondes lumineuses ; on n’est arrivé à rien de net. Aussi me bornerai-je à résumer ici les résultats de l’expérience.
En décomposant la lumière du soleil avec un prisme, on obtient une bande lumineuse, le spectre, présentant une série de couleurs qui partent du violet-bleu pour arriver jusqu’au violet-rouge ou pourpre par des graduations insensibles où l’on a choisi, pour la commodité du langage, un certain nombre de points de repère appelés indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge , de môme que dans la série continue des sons on a distingué les notes de la gamme.
M . Chevreul a disposé dans leur ordre les couleurs du spectre sur un cercle de telle manière que le pourpre revienne se juxtaposer au violet. Dans ce cercle, qui est connu sous le nom de cercle chromatique, les deux couleurs placées aux extrémités d’un diamètre quelconque sont complémentaires, c’est-à-dire qu’elles donnent de la lumière blanche par leur réunion dans certaines proportions. Si, dans le cercle, on inscrit un triangle équilatéral quelconque, les trois couleurs placées aux sommets du triangle jouissent de la même propriété ; parmi ces groupes
de couleurs il en est un composé des trois couleurs hleu, rouge et jaune appelées primaires, parce qu’elles ne peuvent se décomposer ; le triangle nous donne également les couleurs secondaires [orange, pourpre et vert), qui peuvent s’obtenir par les combinaisons deux à deux des couleurs primaires ; puis le groupe des couleurs tertiaires, composé de même avec les secondaires, etc. La lumière blanche s’obtient encore par la combinaison de toutes les couleurs placées aux sommets d’un polygone régulier quelconque inscrit dans le cercle chromatique.
Les quantités de ces diverses couleurs qu’il faut employer pour reconstituer la lumière blanche sont en raison inverse de leur éclat, en les supposant employées avec leurs intensités prismatiques. Pour 3 de jaune il faut 5 de rouge et 8 de bleu ; cette régie suffit pour calculer de proche en proche, par de simples additions, les proportions convenant aux couleurs qui forment les différents groupes complémentaires; ainsi, dans la triade des secondaires , il faudra §■ d’orange pour v de vert et v de pourpre .
Dans le cercle chromatique, les couleurs qui sont du côté du jaune sont appelées
LA COULEUR
éclatantes ; celles qui sont du côté du violet sont dites sombres.
Chaque couleur acquiert des tons différents par son mélange avec du blanc, des nuances avec du gris ou du noir, des teintes avec d’autres couleurs.
On a observé que, quand deux couleurs différentes se trouvent juxtaposées , elles subissent uue modification double : d’abord à l’égard du ton , la couleur claire paraissant plus claire et la couleur foncée paraissant plus foncée ; puis à l’égard de la teinte, chacune des deux couleurs se teignant de la couleur complémentaire de l’autre. Aussi l’effet d’une couleur est-il porté à son maximum quand on la rapproche de sa complémentaire.
Nos yeux aimant la lumière comme notre esprit la clarté, nous recherchons dans les juxtapositions de couleur, d’une part les effets les plus brillants, d’autre part ceux dont nous nous rendons compte plus ou moins instinctivement .
L’accouplement de deux couleurs complémentaires est l’idéal des peuples primitifs et de ceux qui, vivant dans les pays inondés de lumière, ont l’œil habitué aux oppositions
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