L. de BERLL C-PERUSSIS
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A M. de BERLUC- PER US SIS
Lors vous me faites, chevalier, Bien beau domaine !
Jamais n’y pourrai m’ennuyer,
Ni, dans un soupir, regretter Mon sort de reine !
De jolies fleurs me couronnez ;
De liens d’étoiles,
De fils de vierge m’entourez ;
Mon preux, au soleil dérobez Traîne royale !
Mon col a d’arc-en-ciel un jet De fleurs tremblantes ;
Pour serviteurs, les chardonnets ;
J’ai pour pages les feux follets Lueurs dansantes !
De hautes âmes est ma cour Bien composée !
De chansons, pour dames d’atour,
De nobles preux, de troubadours Suis entourée.
De claires pensées est mon char,
Et, sous la voûte
Du ciel bleu, mon domaine est l’art,
Le beau, le devoir, et je pars Et chante en route !
Mais lorsque dans vos prés, vos toits, Mon regard plonge,
Je ressens soudain un effroi :
Mon âme a voyagé sans moi Gomme en un songe !
M'est avis, par la bonté mû,
Mon beau poëte,
Que votre cœur trop grand vertu,
Riche talent, charme ingénu,
Ne donne ou prête.
Mon royaume est trop grand, trop beau Dans la nature
Perdue, je ne suis qu’un ruisseau
Caché ; mon faible chant ne vaut Qu'un doux murmure!
Carmen SYLVA
Villa Spinola, Sestri-Poncnte, 12 Avril i883.
Sies un trésor, Goutoun, ma mîo !
As uno taio facho au tour,
D'iue que beluguejon d'amour; Goutoun, sies uno meraviho !
Sies bravo; as un biais angeli,
Un cor d’or, uno amo innoucènto ; As uno bouqueto risènto. —
Lou galant rire enfantouli !
Finalamen, sies, ma vesino,
Uno perlo, un bijout de rèi !...
Mai, moun enfant, veici ço qu’èi :
l’a ges de roso sènso espino ;
l’a res que noun fugue endeca :
Toun espino, o ma roso bello !
Vosto déco, Madamisello !
Ei que jougas... emé lou cat !
liiiiiiiiiiiiitii»iiiniii)Miiiiwniiiiiiiiiiiiiiiii:ii;ii.imimiiiiiimiiiiiiimniMiiiiiiiiM.iiiji iiiimiiiii i iiii-tin'i i iii inmiiinuii 'iiiimmii miiiiiiii.nii :iiiiiiiiiiiuiiiiniiiiililiii inniiiminu
Marguerite, m’amie, tu es un trésor ; tu as une taille faite au tour, des yeux qui d’amour pétillent ; Marguerite, tu es une merveille.
Tu es mignonne ; tu as une grâce angélique, un cœur d’or, une âme innocente ; tu as une petite bouche rieuse. . . Oh ! le joli rire d’enfant !
Bref, voisine, tu es une perle, un bijou de roi ; mais. . . car il y a un mais, chère petite : toute rose a des épines, et personne n’est sans défauts.
Ton épine, ô ma belle rose, votre défaut, mademoiselle, c’est que vous aimez trop à jouer. . . avec le chat.
ii:ii!iiiiiiiniiiiiiiiii(iiiilli<i«iii:iiiiiiiiiiiii(iiiiiiiiiiiiii>iiiiiiiiiti iiiiiriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.iiijiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiHiiiiiuiiiiiiiiiMiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin iiLitim nui
Emé lou catü... Ièr t’espinchave — Vèngues pas me dire de noun !
Lou bressaves sus ti geinoun.
Iéu, que vesiéu tout, souspirave!
Bèn mai ! ié fasiés lis iue dous ; Coume un enfant l'atitoulaves, Lou sarraves, lou calignaves D'un èr e d'un biais amistous.
E pèr toun cor èro uno fèsto ; Trefoulissiés, tout te risié. . .
Que te dirai ? acô fasié S’auboura mi peu sus ma tèsto !
Mai veici lou pu gros pecat :
O, Goutoun, lou poutounejères !
Ti bèlli bouco, li pausères Sus lou laid mourre de toun cat !
E pamens sies, o ma vesino,
Un trésor, un bijout de rèi !
Mai, moun enfant, vaqui ço qu'èi l’a ges de roso sènso espino.
Se vouliés me crèire, Goutoun, Lou mandariés cassa de rato
■’ini iiiiMiitniiiMiiMiKim
Oui, avec le chat! Et ne viens pas me dire non ! Hier je t’épiais : tu le berçais sur tes genoux, et moi, qui voyais tout, je soupirais.
Ce n’est pas tout : tu le couvais des yeux ; tu le dorlotais comme un enfant ; tu le pressais, tu le câlinais avec de petites mines amoureuses.
Et c’était pour ton cœur une vraie fête; tu étais folle de joie ; en toi tout riait. — Que te dirai-je? mes cheveux en frissonnaient.
Mais voici le plus gros péché, Marguerite : tu l’as baisé, ce chat ! tu as posé ta jolie bouche sur son vilain museau !
Tu n’en es pas moins, voisine, un trésor, un bijou de roi ; mais, voilà !... il n’est pas de rose sans épines.
Si tu voulais m’en croire, Marguerite, tu l’enverrais à la chasse aux souris ; tu
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wWao^^uovi/o^V^WaouwvououWi/atfuuuuilVuouvvi/oilowVui/ui/ovv/uu.
Lou calignariés plus, ma chato, Degaiariés plus ti poutoun.
MA VE si NO.
Ve, pièi, se vos avé, ma mio, Quaucarèn à tintourleja,
Un amour à poutouneja,
Eh ! poutounejo Roumaniho !
Quand baises toun catoun, nv amour !
Acô me treboulo e m’encagno ;
Me sèmblo de vèire uno aragno Qu’arpatejo sus uno flour !
Coucho aquelo bèsti, vesino,
Quand à toun entour miaulara,
E toun feiibre te dira :
Sies uno roso sènso espino.
Jôusè ROUMANILLE.
■miiniil iiniiiiiliillliiiiiiiriiiiiiiiiiiiiiloiDiHliiiHil’iiiiiiiiilIllifiifiiiniii iiiuiiiiiii •iiiiiiiiiihii'iih)i:iiii 'II"iiiiiiiihiiimiiiiiiiiihhi>i iiiiiiiiiiiiiii "111111111 nil"iii!inin un nnmnn nii'iiiiiiiminii ,
niiiniiiiiiiiiiiiiiiiminii iiiiiimiiuDiiiiiimiiiuuiiiiiiiiiiminuimiiiiiiiiu<iiiiiiiiiiMiiiiiiniiiniiiniiiiiiiiiiiiiiniiiiiiumtHiiiiimiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiii'Miiiiiimu(i>iiiii!iiiiiiiihi{
ne le câlinerais plus, ma petite! tu ne gaspillerais plus tes baisers.
Et puis, m’amie, s’il te faut quelqu’un à caresser, un amour à embrasser, eh bien ! embrasse. . . Roumanille.
Quand tu becottes ton chat, mon amour, cela me trouble, me met en rage. Il me semble voir une araignée gambader sur une fleur.
Chasse cette bête, voisine, quand elle viendra ronronner autour de toi, et alors ton félibre pourra te dire : Tu es une rose sans épines.
S. M. trad.
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiujiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii'iii-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiijiiiiiiiiiiiiiiiii»'iiiii)iiiiiiiii'HiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiminiiMiiniiiiiiiii
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