‹ Le livre de demainChapitre 53 sur 136 · LA COUMUNIOUN DI SANT · texte numérisé non relu

LA COUMUNIOUN DI SANT

Davalavo, en beissant lis iue, Dis escalic de Sant-Trefume; Lro à l’intrado de la niue,

Di Vèspro amoussavon li lume Li Sant de pèiro dôu pourtau, Coume passavo, la signéron,

E de la glëiso à soun oustau Emé lis iue l’acoumnae-néron.

e>ai ero bravo que-noun-sai,

E jouino e bello, se pou dire;

E dins la gléiso res bessai L’avic visto parla vo rire ;

Mai quand l’ourgueno restountis

nne descendait en baissant les yeux, l’escalier de Saint-Trophime; c’était à l’entrce de la nuit, on éteignait les cierges des Vêpres. Les Saints de pierre du portail, comme elle passait, la bénirent, et de l’église à sa maison

MkitkkkMkMMktkMMktàiàMku

l.A COUMUXIOUX ni SAXT

'or.o/’o^oiK

E que li saume se cantavon, Le cresié d’èstre en Paradis E que lis Ange la pourtavon

— La vourriéu vèire deveni, Disié sant Jan, moungeto blanco Car lou mounde es achavani E li couvent soun de calanco. — Sant Trefume digue : — Segur !

ÿ ;§•- l’on chantait les psaumes, elle croyait être en Paradis, portée par les Anges !

fL Les Saints de pierre, la voyant sortir tous

r •- les jours la dernière sous le porche respleng§p*- dissant et s’acheminer dans la rue, les Saints

v de pierre bienveillants avaient pris en grâce ha fillette; et quand, la nuit, le temps est " |fL doux, ils parlaient d’elle dans l’espace.

« Je voudrais la voir devenir, disait saint Jean, nonnette blanche, car le monde est P*- orageux, et les couvents sont des asiles. » Saint Trophime dit : « Oui, sans doute! mais

sm* liiiiiiii illlli.ili.tl liilllliiilli;

Mais n’ai besoun, iéu, dins moun temple Car fau de lume dins l’es H dins Ion mounde fau d

eisetn

— Fraire, diguè sant Ounourat, Aniue, ge ’n-cop la luno douno Subre li lono e dins li prat, Descendren de nosti coulouno,

Car es Toussant : en noste ounour La santo taulo saro messo...

A miejo-niue Noste Segnour Is Aliscamp dira la messo.

— Se me cresés, diguè sant Lu lé menaren la vierginello ; lé pourgiren un mantéu blu Em’ uno raubo blanquinello. —

j’en ai besoin dans mon temple, car dans l’obscur il Fuit de la lumière, et dans le monde il faut des exemples. »

« O frères, dit saint Honorât, cette nuit, dès que luira la lune sur les lagunes et dans les près, nous descendrons de nos colonnes, car c’est la Toussaint : en notre honneur la sainte table sera mise... A minuit Notre- Seigneur dira la messe aux Aliscamps. »

« Si vous me croyez, dit saint Luc, nous y conduirons la jeune vierge, nous lui donnerons un manteau bleu avec une robe blanche. » Et cela dit, les quatre Saints, tels

ààààÀ .ÿ.-ZySyixÆ^.-S, y, ~vt' ■£, V;* -

’ÿtkÈààkUMMÈÈU&àikiMàiÈiÊMikiiààMàMÊÂ

Page 1