I.A ROSE
Va, meurs sur le sein de Thémire; Qu’il soit ton trône et ton tombeau :
Jaloux de ton sort, je n’aspire Qu’au bonheur d’un trépas si beau.
Tu verras quelque jour, peut-être, L’asile où tu dois pénétrer;
Un soupir t’y fera renaître Si Thémire peut soupirer.
L’amour aura soin de t’instruire Du côté que tu dois pencher ;
Eclate à ses yeux sans leur nuire, Pare son sein sans le cacher.
Si quelque main a l’imprudence D’y venir troubler ton repos, Emporte avec toi ma vengeance, Garde une épine pour mes rivaux.