‹ Le livre de demainChapitre 71 sur 136 · I.A ROSE · texte numérisé non relu

I.A ROSE

Va, meurs sur le sein de Thémire; Qu’il soit ton trône et ton tombeau :

Jaloux de ton sort, je n’aspire Qu’au bonheur d’un trépas si beau.

Tu verras quelque jour, peut-être, L’asile où tu dois pénétrer;

Un soupir t’y fera renaître Si Thémire peut soupirer.

L’amour aura soin de t’instruire Du côté que tu dois pencher ;

Eclate à ses yeux sans leur nuire, Pare son sein sans le cacher.

Si quelque main a l’imprudence D’y venir troubler ton repos, Emporte avec toi ma vengeance, Garde une épine pour mes rivaux.

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