‹ Le livre de familleChapitre 138 sur 197 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LA MÈHE et FANCHETTE, de loin , snn.-; se montrer; BABET.

LA MÈRE , à haute voix. — Babel ! Babet!

FAiN'CHETTË. à haUtC VOIX ttussi. —

Ma sœur ! ma sœur !

LA MÈRE. — Où es-tu, ma fille? où es-tu , Babet ?

BABET , allant vers la voix. — Ici , maman.

LA MÈRE. — Par où?

BABET. — Par ici. ( La mère ■paraît , tenant Fanchetle par la main. Elle parie une terrine à anse et une cuiller dedans. Fanchelte porte un petit panier oii sont du pain et des pommes. )

LA MÈRE. — A la hn te voila : j'ai eu de la peine à te trouver ; comme tu as chaud ! ah I vous avez couru , ma flUe !

BABET. — Maman , je cherche Robine ; Robine est perdue.

CHOIX DE LECTURES

FANCHETTE. — Nou , ma sŒur , elle est à la maison.

BABET. — Comment ! a la maison !

LA MÈRE. — Oui ! à la maison ; elle est revenue toute seule.

BABET. — J'étais bien inquiète , toujours. ( A Fanclielte.) Oui ! tu lui donnes toujours du pain , c'est pour cela qu'elle me quitte.

LA MÈRE. — Elle avait faim , tu dois avoir faim aussi , loi. Tiens, voilà ton dîner que je t'apporte : repose-toi , mon enfaut. Et toi, Fanchette, voilà ton ouvrage, travaille. {On s' assied sur l'herbe: Babet emporte son dîner el va le poi'ter sans faire de bruit auprès du vieillard qui dort toujours. )

FAXCHETTE, en montrant sonouvr âge.

— Maman, voilà qui ne va pas bien.

LA MÈRE, en prenant l'ouvrage. — Voyons. {Babet revient guetter à travers les branches , prend de petits morceaux de terre et tâche de les jeter sur les mains du vieillard. )

BABET, après avoir attrapé la main du vieillard. — Il croira que ce sont des feuilles qui seront tomlîées. ( Le vieillard fait le mouvement d'une personne qui s'éveille : Babet marque de la joie.)

LA MÈRE, àFanchette. — Cela ira bien à présent ; continue : mais ta petite folle de sœur , où est-elle encore allée ? Pourquoi ne pas dîner auprès de nous? Regarde, Fancliette , si tu la vois, {Fancliette cherche, aperçoit sa sœur et revient. )

BABET , avec dépit. — Il regarde de l'autre côté.

FANCHETTE , revenant à sa mère. — Maman , elle est là tout près. La voyezvous ? elle guette à travers les branches.

LA MÈRE, à Fancliette. — Je ne m'étonne plus qu'elle oublie son dîner ; c'est quelque nid qu'elle aura découvert.

FANCHETTE , uvcc transport. — Ln Did ! c'est bon , maman , voyons aussi.

LA MÈRE. — Puisqu'elle n'a pas voulu nous le dire, il faut l'attraper: ne fais pas de bruit ; passons de l'autre côté. {La mère et Fancliette passent par derrière la scène. )

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