SCENE llî
LÉONOR, seule.
LÉONOR. aussitôt qu'elle voit viadame de Preval au bas de l'escalier ^ elle conrl se poster devant un miroir, caresse sa coiffure, et se donne des grâces. — Je pensais bien aussi que je valais mieux que ma sœur! Je ne lui épargnerai pas les
reproches que maman m'a chargée de lui faire. Elle sentira que je mérite la supériorité, quoiqu'elle soit l'aînée. Je gage qu'elle est à discourir avec le jardinier sur ses choux et sur ses laitues, ou qu'elle joue avec les enfans de Babet, et leur donne tout son argent , au lieu de l'employer a acheter de jolis rubans. Cela ne pense à rien de solide.