DR VERTEUIL
le salin?
PAULINE. — Je crois en toucher encore.
Oh ! comme c'est moelleux sous mes doigts !
jjme jjj. vERTEuiL. — Comprends-tu , Pauline? Ces objets ont fait autrefois une vive impression sur tes sens ; le tambour sur ton ouïe , la rose sur ton odorat , les fraises sur ton goût, le salin sur ton toucher. Ces impressions, que Ton appelle sensations , te rappellent , quand tu y
penses, chacun des objels , et l'effet qu'il a produit sur toi, à peu près comme s'il le produisait encore en ce moment. Mais je crains que ton esprit ne se fatigue : nous reprendrons une autre fois cet entretien.
PAULINE. — Comme vous voudrez, maman. Soyez pourtant persuadée que je ne me lasse jamais de causer avec vous.