LES CHATS
. ©E VERTEUIL , ADRIEN , son fils.
ADRIEN. — Mon papa, n'est-ce pas une souris que le chat lient entre ses pattes ?
M. DE VERTEUiL. — Oui , mon fils ; c'est un ennemi dont il vient de nous délivrer. Les souris et les rats font un grand dégât dans une maison , en rongeant les tapis et les meubles. Nous ne pourrions guère les attraper nous-mêmes , parce qu'ils sont plus agiles que nous ; el le cliat nous rend un grand service en les détruisant.
ADRIEN. — Je crois qu'il ne songe guère à nous lorsqu'il les attrape, il ne pense qu'au plaisir qu'il aura de les manger.
M. DE VERTEUIL. — Tu as raisou. Cependant ce service ne nous est pas moins utile ; le chat est d'ailleurs un joli animal ; il n'est pas aussi caressant que le chien ; il est même d'un naturel un peu sauvage ; mais il est assez patient pour rester une heure entière immobile au guet d'une souris , jusqu'à ce qu'il la voie paraître. Il sait aussi se poster toujours avec tant d'avantage , que d'un seul bond il peut saulersur son ennemi et le saisir. .N'as-tu jamnis vu dans le jardin notre chat se tenir au guet pour attraper des oiseaux ?