XIII. Pour décrire un\cercle.on 8e sert
d’un comp/is armé d’un porte-rcrayon ou d’un tire - ligne ; posant lâü pointe sèche sur le centre^A, fig. 3i, pl. 2 ^, on fait
tourner ^instrument d’une manière bien
régulière et sans appuyer.
XIV. Pour diviser une' circonférence , opérera comme pour la ligne droite’,,.
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(n° 4)* Si le nombre des parties est divisible en d’autres parties égales, on fera une division successive; ainsi, par«cxemple, pour diviser une circonférence en • vingt-quatre parties, deux diamètres perpendiculaires le diviseront en quatre, on subdivisera chaque quart de cercle en deux, et chaque huitième de cercle en trois.
XV. Pour diviser un arc de cercle en plusieurs parties égales, il faut ‘trouver une ouverture de compas qu’on puisse porter autant de fois* bout bout sur l’arc
à diviser, de manière à embrasser juste sa longueur.
XVI. Pour mener une tangënte à un cercle par un point a, fîg. 44» pl» 2 5, on tracera le rayon b, a; une perpendiculaire a-c sur ce rayon’, passant par le point a, sera la tangente demandée.
L’emploi des tangentes est très-fréquent dans la constructio’n des plans, il est important de bien s’exercer sur leur tracé.
XVII. Pour construire un hexagone régulier, il faut tracer une circonférence de cercle, et la diviser en six parties égales ?
ce qui peut se faire en portant six fois bout à bout, sur ia circonférance, la longueur du rayon; on aura ainsi six arcs, dont les coudes formeront fa figure demandée, fig. 45, pi. a5. II en sera de même pour toutes les figures qui peuvent être inscrites dans un cercle.
XVIII. Faire passer une circonférence de cercle par trois points donnés, soit a-b-c, fig. 46 » pl • 25. On joindra par des* droites ces trois points, .et sur le milieu de chacune d'elles, on élèvera une perpendiculaire; le. point d, où les perpendiculaires se couperont, sera. le centre cherché.
On peut trouver, par le même moyen, le cercle d’un arc donné.
Nous pourrions beaucoup multiplier les exemples de ces constructions géométriques; mais ceux que nous avons donnés suffisent pour faire connaître la marche à suivre dans ces sortes d’opérations. O»
doit beaucoup s’y exercer, parce qu’elles servent de base à l’exactitude des plans.
Il est bon de faire des copies et dçs ré*
f] notions de toutes sortes de figures que l’on prendra sur des plans d’architecture ou de fortification, et que l’on exécutera, tantôt à vue et tantôt géométriquement.
Au bout de peu de temps, on sera à même d’exécuter avec précision la plupart des tracés qui se rattachent à l’art militaire.
Il nous reste à parler maintenant de la mise au net des dessins.
Le trait au crayon doit être fait trèsfinement et avec beaucoup de précision ; on peut le corriger en l’effaçant avec de la gomme élastique; lorsque la figure aura été arrêtée entièrement au crayon, on la passera au trait avec de l’encre de la Chine délayée bien noire, mais cependant bien limpide, et l’aide d’un tire-ligne.
Le tire -ligne est un instrument avec lequel on peut faire un trait bien fin et bien régulier; mais il est important de contracter l’habitude de faire un bon trait à la plume, parer, que cette dernière se trouve partout. •
•-Pour donner à la fois à un trait plus de
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grâce et d’effet, et le rendra plu6 intelligible, on peut le forcer du côté de la figure opposée ù la lumière, supposant toujours, que cette lumière est placée à l’angle gauche et supérieur du dessin, on aura,/g\ ty 9 pl: z5„
Il y a plusieurs moyens pour copier un plan ou une figure quelconque, en employant seulement le compas, si la figure contient beaucoup d’angles et de lignes droites; établissant d’aboi‘3 les grandes lignes, et passant ensuite aux détails, en obtenant tous les points nécessaires par le moyen des points d’intersection donnés par le croisement d’arcs décrits par des centres déjà bien déterminés.
On peut aussi, quand les lignes droites sont plus rares, employer les carreaux , c’est-à-dire diviser les quatre côtés dti rnodèlè en un certain nombre de parties égales, et joindre ces points de divisions par des droites qui couvriront toute Ja surface de ce modèle de carreaux, qui seront plus ou moins grands, suivant de
nombre et la nature des détails que l'on aura à copier. On établira des carreaux semblables sur une feuille de papier blanc, et oi>fera la copié carreau par carreau.
On fera par ce procédé des augmentations ou des réductions; il ne s’agit que de mettre les carreaux du papier dans' le rapport voulu avec ceux du modèle.
Nous ne nous occuperons pas ici des calques et des piquages, ces moyens de reproduire des plans sont trop simples pour avofr besoin d’être décrits; mais nouscroyons devoir inviter fortement à dessiner des lettres moulées, qui conviennent très-bien pour les écritures des plans soignés ,*et offrent un exercice favorable pour acquérir de la facilité, de là* précision et pour former le coup-d’œil.
•On cherchera des modèles de ces lettres dans les ouvrages bien imprimés, et on s’exercera sur ks divers caractères indiqués au bas de la planche. PI. 25 .
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