TOPOGRAPHIE
Figuré du Terrain .
Deux méthodes différentes peuvent être employées pour exprimer le relief du terrain:
Les courbes horizontales ,
Les lignes de plus grandes pentes .
Pour les premières, on suppose menés • par le flanc d’une colline ou d’une montagne, des plans de niveau également distans, comme l’indique la fig. 1 ,pl. 26. Supposons l’écartement de ces tranches de 10 mètres.
Jl * •
Dans le plan, fig. 2, les tranches serapprochent de plus en plus à mesure que la pente devient plus roide, et se confondent dans les chutes verticales.
Une courbe ABC, fig. 2, étant la projection d’une courbe horizontale, le ni-
veau de celte dernière est plus élevé que celui d’une autre courbe horizontale P E F, qui enveloppe À-B-C.
La surface G. H. I. J. K. L. , 'peut être concave et représenter un trou au lieu d’un sommet; à l’inspection d’une carte, il serait donc difficile déjuger si une surface indiquée par des tranches horizontales est concave ou convexe, si des signes particuliers ne les différencient; mais les excavations isolées sont fort rares, cl le plus souvent contiennent de i’cau , qui seule peut les faire distinguer des sommets; fig.
3, pl. 26.
Si les courbes projetées n’étaient pas fermées, fig. 4, pl . 26, l’indéesion serait souvent plus grande; mais si la surface est concave, et un peu étendue, il s’y trouve, • nécessairement un cours d’eau , A. B , qui la fait aisément reconnaître d’une colline, fig. 5 ; dans ce dernier cas, il y a, le plus souvent, des ruisseaux extérieurs,
Si la carte présentait un terrain entiè-
rement sec, on préviendraittoute équivoque en cottant les courbes extrêmes 70- 4 o, par exemple, fig. 4.
Les lignes de plus grandes pentes peuvent être définies par la trace que suivrait, une goutte d’eau abandonnée sur une surface quelconque à l’action de la pesanteur.
Plus la pente sera rapide, plus les lignes seront courtes , fig. 6 , pl. 26.
On réunit avec avantage les deux méthodes ; les tranches ayant été déterminées par le lever, on les rapporte et on les dessine légèrement, ensuite on les joint par des tailles, ou hachures dirigées toujours normalement à la section supérieure de,ehaque tranche, pour indiquer la ligne de plus grande pente, fig. 7.
Dans les parties courbes, lorsque, par l’adoucissement des pentes, les lignes d’intersection s’éloignent l’une de l’autre, on subdivise chaque tranche principale en tranches intermédiaires, pour éviter la trop grande divergence des tailles, fig.
8 , pl. a6.
aa8
Dessin de la carte.
Ayant de commencer à dessiner la Carte, nous engagerons ceux qui veulent s’y exercer, û examiner avec attention des gravures bien faites, et à retenir les manières d’indiquer les accidens du terrain et les signes conventionnels qui sont le plus souvent employés.
On devra s’exercer, en employant la marche suivante , ayant soin dene passer à un exercice , que lorsqu’on sera bien familier avec celui qui le précède, et qu’on exécutera avec netteté et facilité les figures que nous donnons comme exemples. *
Nous avons suivi la méthode qui nous a paru, par expérience , avoir le double avantage de demander le moins d’explication, et le moins de temps d’étude; il est cependant très-avantageux de faire précéder le de ssin de la carte, par Ife dessin linéaire, comme nous l’avons traité dans cet ouvrage.
Sur du papier ordinaire, mais bien collé, avec une plume de bout-d’ aile e t de l’encre de la Chine (1), on s’habituera à tracer un trait fin et plus ou moins sinueux %fig. 9, pi. 26, de manière à ce qu’il soit bien net et d’égale épaisseur dans tous ses développemens.
Des ruisseaux , fig, 10, pl. 26, qui doivent être plus fins à leur source qu’à leur embouchure.
Des chemins de'diverses largeurs, fig.
11, dont les côtés doivent être parfaitement parallèles.
Les mêmes avec un côté d’ombre opposé au jour s’ils sont en saillie sur le terrain, fig. 12 , et du côté opposé si les chemins sont creux, fig. i3 (2).
On fera de même des rivières doubles,
fig- » 4 -
( 1 ) Voyez le Vocabulaire qui termine ce volume.
(a) Le jour est toujours considéré comme venant de l’angle du haut , à gauche du dessin et formant avec lui un angle de 45 degrés, de manière que l’ombre portée indique ta hauteur des objets.
Des massifs de maisons, dont les angles doivent être bien purs et bien droits, Jig. i 5 .
Des parallélogrammes indiquant les corps de troupes, ./ 5 g. 16.
Des limites , Jig, 17.
Des cercles indiquant les positions des villes et villages dans la géographie, ./ 5 g-. 1 8.
Lorsque l’on réussira bien dans le dessin de toutes les parties ci-dessus, qui constitue le trait proprement dit, on s’occupera du figuré des montagnes par des tailles ou hachures, ./ 5 g. 6, 7 et 8 ,/>/. 26, en ayant soin que dans les parties où les sections se rapportent, où les pentes sont plus rapides, les tailles doivent aussi se resserrer pour forcer les tons; celles qui se trouvent dans l’ombre seront fortes et noires, et celles dans la partie éclairée seront fines et d’une encre moins foncée.
On pourra copier des parties différentes de hachures d’après des plans bien gravés.
On s’exercera ensuite au dessin des bois en imitant d’abord au crayon, puis à la
plume et à l’encre de la Chine ,Jîg. 19,
20 et 21.
Il est important d’acquérir une grande facilité pour représenter les masses de feuillages sans trop les chercher, en évitant de leur donner une régularité qui nuit au pittoresque.
Il faut aussi faire des arbres isolés sur différentes échelles, fig, 22.
Des vignes >fig. 23 .
Des terres labourées, /g-. 24.
Des vergers.,^. 25 .
Les rochers, /g-. 26, demandent de la hardiesse et de la yariété dans les brisures et les ombres.
Les sables doivent être faits avec finesse et légèreté , fig . 27.
Lorsque l’on fera bien toutes les parties dans les traits, on passera au lavis.