‹ Le livre de JobChapitre 10 sur 30 · JOB, V, 15-VJ · texte numérisé non relu

JOB, V, 15-VJ

(Dieu) sauve le pauvre du glaive de leur langue, Et de la main du puissant ; L'espérance revient au malheureux, Et riniquité a la bouche close.

Heureux l'homme que Dieu corrige I Ne méprise pas la leçon du Tout-Puissant.

Car il fait la blessure et il la panse.

Il frappe, et sa main guérit.

Six fois il te tirera de Tangoisse, Et la septième fois le mal ne t'atteindra pas. En temps de famine, il te préservera de la mort, Et dans le combat, du tranchant de Tépée.

Tu seras à couvert du fouet de la langue (1), Et tu ne craindras point la dévastation quand elle viendra. Tu riras de la dévastation et de la disette, Et tu ne redouteras pas les bêtes delà terre. Car tu auras un traité avec les pierres du sol. Et les bêtes des champs seront en alliance avec toi (2).

Tu verras la paix dans ta tente, Et rien ne manquera dans le mobilier de ta maison. Tu verras se multiplier ta postérité, Et tes descendants croître comme Therbe des champs.

Tu entreras mûr dans le tombeau, Comme une gerbe enlevée en son temps.

Voilà ce que nous avons observé : ainsi en est-il. Écoute-le, et fais-en ton profit.

Alors Job prit la parole et dit :

Que n'est-il possible de peser mon ressentiment, Et de mettre mon infortune de l'autre côté de la balance!

(i) La calomnie.

(2) Glose. Le premier membre de ce distique n'était pas dans les Septante.

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