‹ Le livre de JobChapitre 13 sur 30 · JOB, IX · texte numérisé non relu

JOB, IX

S'agit-il de force, il est le fort ; S'agit-il de droit, qui l'assignera (1)?

Quand je serais juste, ma bouche me condamnerait, Quand je serais irréprochable, elle me déclarerait pervers.

Irréprochable ! Je le suis ; je ne tiens pas à l'existence j Je n'ai aucun souci de ma vie.

Il n'importe (2) ; c'est pourquoi je dis :

Il fait périr l'innocent comme le coupable.

Si le fléau donne tout à coup la moH, Il se rit de l'épreuve des innocents.

La terre est livrée aux mains des méchants :

// voile la face de ses juges (3).

Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc (4) ?

Mes jours passent plus vile qu'un courrier, Ils fuient, sans avoir vu le bonheur ; Ils s'en vont comme les barques de jonc.

Comme l'aigle qui fond sur sa proie.

Si je dis : « J'oublierai ma plainte, Je laisserai la tristesse et prendrai un air joyeux i, Je redoute tous mes tourments, Sachant bien que tu ne m'absoudras pas.

Je suis sûr d'hêtre condamné :

Pourquoi me donner une peine inutile?

Quand je me serais baigné dans la neige,

(1) Leçon du grec.

(2) Mot à mot : « c'est tout un » que je vive ou que je meure.

(3) En sorte qu'ils ne discernent plus le bien du mal.

(4) Celte sortie audacieuse devail être préparée dans les vers précédents, qui ont disparu. Noter que les deux vers 30ulignés inan- (juaiept d^ps le grec,

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