‹ Le livre de JobChapitre 19 sur 30 · JOB, XXXVIII · texte numérisé non relu

JOB, XXXVIII

Où étais-lu quand je posais les fondements de la terre ? Parle, si la science en connaît quelque chose ! Tu dois savoir qui a pris ses mesures (i), Ou qui a tendu sur elle le cordeau;

Sur quoi reposent ses bases, Ou qui en a jelé la pierre angulaire, Aux joyeux concerts des étoiles du matin, Aux chants d'allégresse de tous les fils de Dieu.

Qui (2) a fermé la mer avec des portes.

Quand elle jaillit pour venir au monde (3) ; Quand je lui donnai les nuages pour vêtement Et le brouillard ténébreux pour langes ;

Quand je lui traçai des limites Et lui mis des portes et des verrous (4) :

« Tu viendras jusqu'ici, et pas plus loin ; Ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots » ?

As- tu, depuis que tu existes, commandé au matin Et indiqué sa place à l'aurore.

Pour qu'elle saisisse les extrémités de la terre (5), Et qu'elle en secoue les méchants ;

Que la terre prenne forme comme l'argile sous le sceau. Et que l'univers apparaisse comme drapé d'un manteau*; Que les malfaiteurs soient privés de leur lumière (6), Et que leur bras audacieux (7) soit brisé ?

(l) Les mesures de la terre.

i ) Lire -jD"» ^Dl.

(3j Mot à mot : t quand elle jaillit du sein » maternel.

(4) Omettre 1DN1, surcharge pour le vers. On n'a pas besoin de cette addition pour comprendre la portée de ce qui suit.

(5) Gomme on prend les bouts d'un tapis pour en faire tomber la poussière.

(6) La nuit est le jour des scélérats, parce que c'est dans l'obscurité qu'ils accomplissent leur besogne criminelle.

(7) Littéralement : « levé x pour frapper.

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