‹ Le livre de JobChapitre 20 sur 30 · JOB, XXXVIII · texte numérisé non relu

JOB, XXXVIII

As-tu pénétré jusqu'aux sources de la mer?

As-tu conduit tes pas jusqu'au fond de Tabîme ? Les portes de la mort se sont-elles montrées à toi? As-tu vu l'entrée du séjour ténébreux ?

As-tu embrassé la largeur de la terre ?

Parle, si tu connais tout I Quel chemin conduit au séjour de la lumière, Et en quel endroit habitent les ténèbres ?

Pourrais-tu les mettre à leur place, Et reconnaître les sentiers de leur maison ?

Tu dois le savoir, puisque tu étais né avant elles Et que le nombre de tes jours est si grand î

Es-tu entré dans les greniers de la neige, Et as-tu vu les magasins de la grêle, Que je réserve pour le temps de la tribulation, Pour le jour de la guerre et du combat ?

Par quelle route les vents se partagent-ils, Et le vent d'est se répand-il sur la terre?

Qui ouvre des conduits à l'ondée.

Et un chemin aux feux du tonnerre.

Afin qu'il pleuve sur la terre inhabitée, Le déserf où il n'y a point dliommes,

Pour abreuver Variée solitude^ ... . .

Et y faire pousser le gazon verdoyant ?

La pluie a-t-elle un père ?

Qui engendre les gouttes de la rosée ?

De quel sein sort la glace, Et le givre du ciel, qui renPanto ?

Les eaux se durcissent comme la pierre Et la face de Vabîme se cache (1).

(1) Les flots sont recouverts par une couche de glace. Mettre n^Sn'' dans le premier vers de ce distique, 1K:inr\^ dans le second.

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