‹ Le livre de JobChapitre 3 sur 30 · LB LITRE DE · texte numérisé non relu

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soucieux de lui garantir une val tachent à l'époque de Salomon, ta voyant aucun motif de remont l'époque d'Ézéchias. Tous partent livre de Job doit appartenir àTâf hébraïque. Mais où faut-il mettre pensent que les règnes de David ci temps de grande activité littérain nités de doctrine et de langage qi les Proverbes ; ils admettent \c autour de Salomon une sorte d'à gnomique était eu honneur, et, si ils diraient à quel membre de cet pourrait avec vraisemblance attril lia observent aussi que les pro semblent avoir connu ce livre et pris entre le règne de Salomon et pas été fécond en œuvres littérai composition de Job au temps du dant, on leur objecte avec raison et de Salomon n'a pas été, au naguère, une époque de grande l'organisation administrative et alors des progrès considérables ; surtout sous Salomon, un grand d lisation matérielle ; par suite, les commencent à être régulièrement !

phie officielle rédige ses premier ne constitue pas ce qu'on appelle e siècle. Dira-t-on que les Psaume:

de son successeur montrent à que

(1) Delitzsch, Das BuckJob (1876), 22, c Béman pourrait Stre l'auteur de Job.

époque est plus autorisée qi livre de Job. Ce livre a don temporain d'Âmos, vivant royaume d'Ista*?!, un peu av( ses oracles. Les rapprochem Job et les prophètes Amos ment concluants (1) : il est qu'il y a emprunt, et que h Le mouvement religieux et épanouissement sous le règn demi-siëcle au moins avant 1' peut donc placer dans la pr siècle avant notre ère (2), vt position du livre de Job. Rii hant, et on ne peut guère dei les prophètes Âmos et Is^ Job, il ne paraît pas vraisen du péril assyrien, un auteur une pareille liberté d'esprit l videntielle à l'égard des indi jugements de Dieu sur les pf le problème, ainsi qu'il arr dans le discours d'ÉIihu. < Téglatphalasar, en 745, la 1 sous le coup de la terreur d'Assur.

Le discours d'ÉIihu est d'\

(1) Cf. Am. V, 8 : Job. IX, 9; IX, S, 8;Is. XIX, 5: JoÈ. XIV, il Les rapports avec la seconde pai cî-.Is. XL, 2 -.Job. VII, 1; h. XL Is. LIK, 4 : Job. XV, 35.

(2) D'après les doaQées de la et d'Ozias eL de Jéroboam II lomben

LE Livsé DE JOE TDuIu compléter son devancier. Cèpe loir aussi le corriger. Il n'est pas :

iuspîréjuge un autre auteur inspiré.!

Jean l'Ancien, qui est probablemen disait-il pas que saint Marc n'a pas si gile l'ordre historique des faits? Ne seconde Épltre de saint Pierre que se choses difficiles h comprendre et susi interprétées? Supposé que, dans ue critique inspiré corrige selon ses ancienne, il croira servir et servira li Les considérations qui nous font res ment le texte des écrits anciens ne se pas à son esprit. Or celui qui a écrit paraît bien avoir eu l'intentioa de n tionnant l'enseignement de son préd pas que Job ait été parfaitement jusl tant la déclaration formelle du prolo l'épilogue par la bouche même de la] son compte le discours de Dieu, en prunts qui ne se comprennent guère de le maintenir à côté du sien ; enfii de son discours (1) semblent exch lahvé :

Dieu est entouré d'une majesté redoi Nous ne pouvons atteindre le Tout-P Ëminent en force et en équité, Grand par la justice,t7 n'a pasdexplv Que les hommes donc le révèrent I Il ne regarde pas les sages.

(1) Job. XXXVII, 22-24.

(2} Mot à mot : ■ Il ne répood pas. « La tique fausse le parallélisme, le rythme et

la chose racontée (1). » Principe contestai d'après l'intention et le but de l'auteur qu'i! cier le contenu de l'ouvrage. L'auteur deJ un historien, c'est un moraliste. La vérité t expose consiste dans unejusle proportion gnement qu'il en veut tirer, non pas dam exact avec des faits réels. Ce dernier rappor chose indifférente ou accessoire. Nous n chercher dans son œuvre plus de vérité voulu mettre, ni un genre de vérité dont il soucié.

Les arguments d'autorité que l'on fait val d'être décisifs. On dit que le prophète Ezécl iju livre de Tobie et saint Jacques parlent d d'un personnage réel; que le Martyrologe mémoire de Job à la date du 10 mai, et grec, le 6 du même mois; que les anciens , interprètes orthodoxes ont considéré l'his comme une réalité, non comme une fictii voit-on qu'Ézéchiel, le livre de Tobie ei saint Jacques attestent formellement l'exii rique de Job. Ézéchiel {2} prend trois ni trois types dejustice, et il déclare que ces tr ou des hommes pareils à eux, vivant dai pervers, seraient épargnésdanslaruineuni\ qu'ils ne sauveraient pas leurs concitoyens, allègue des exemples populaires, sans exai ment les titres historiques des personnage tionne. La leçon qu'il veut inculquer demei les trois personnalités typiques dont il p.

(1) Quamvis ad inlenltonem Ubrinon mullumrefet aliter fuerit; refert tamen quantum ad ipsam rei ve. proœm.

(2) El. XIV, i4, 20.

VRB DE JOB

I, soit que l'une d'entre elles ou innent à la fiction légendaire, ment qui est fait entre Job et [i, soit que l'un et l'autre aient mt existé ni l'un ai l'autre, soit leulement soit un personnage

sur la réalité des personnages on, c'est sur l'idéal de sainteté it Jacques (2) a pu dire aussi :

patience de Job et vous savez t'a finalement récompensée », ibilité dans la question qui nous raison typique, l'enseignement la réalité matérielle des faits, [ues sont alléguées joumellelans la prédication cbrétieune ; , parabole des vierges sages et 1 recommande les premières à eles vierges sages aient existé, droit de les proposer pour moju'Ezéchiel, l'auteur de Tobie, k la réalité historique de Job, in ; ce qui est sûr, c'est qu'ils îstioQ, qu'ils n'avaient aucune u'ils n'y attachaient pas d'imdaient pas, en citant l'exemple itence, et encore moins obliger e cotte existence comme réelle.

liturgique ou exégétique n'est natière. Les Pèresetles anciens

assage manque dans le grec et n'exis-

inal.

[ù de comparaison entre les souiTrances

commentateurs traitent l'histoire d( traitée les auteurs bibliques : ils aii parce qu'elle est belle, et ils ne perd discuter si elle esl vraie ou non. Lt général de Gonstantinople blâme Théi pour avoir dit que le livre de Job éta Théodore ne se contentait pas de n livre, il en jugeait peu favorablemei en contestait la canonicité : le cou toutes ses opinions ; mais il n'a pas qu'elles pouvaient contenir d'hérétic simplement téméraire.

Dans les derniers siècles, la qu s'est posée d'une manière sérieuse, naturel, l'exégèse orthodoxe a essa; livre de Job le maximum d'autorité, e qu'il était possible, la crédibilité di la ligne de défense s'est rétréciedeph au XVIIIe siècle, on prend géuéralen les détails de la narration, sans s'éto comparaître Satan dans le conseil attribue aux interlocuteurs les disco on admet comme faits réels l'appa toutes les particularités de l'épilogu XVIII' siècle, on distingue le fond, de la forme qui appartient à l'auteur tiers que les discours n'ont pas été pi nous sont parvenus ; cependant Jabi saient bon marché des menus fail pour téméraires ; M. Lehir croit em amis ont pu discuter en vers, mais i que la « diction appartient à l'auteur ■■ comme une allégorie ce qui regarc ayant voulu faire entendre «que Sata

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dont Dieu s'est servi pour éprouver son serviteur (1); » il explique l'intervention directe de lahvé à la fin de la dispute, eu disant que Dieu s'entretenait avec les patriarches.

Les exégètes contemporains sont beaucoup plus réservés : on abandonne décidément à l'auteur du livre la forme des discours ; on accorde même qu'il a poétisé la narration; on explique de manière ou d'autre, mais non à la lettre, le colloque de lahvé avec Satan ; on concède que les chiffres servant à évaluer la fortune de Job, dans le prologue et dans l'épilogue, sont arrondis et combinés artificiellement; on va jusqu'à se mettre en face de l'hypothèse où Tintervention de lahvé à la fin du livre serait « un artifice de composition par lequel l'auteur sacré couronne admirablement son œuvre (2). »

Comment fera-t-on pour prouver la vérité d'une histoire ou l'on reconnaît une si grande part de fiction ? Qui osera marquer avec certitude la limite de ce qui est arrivé et de ce qui a été inventé ? Le colloque de lahvé avec Satan, que Ton n'admet pas, et l'intervention de lahvé, dont on n'est pas sûr, ne sont-ils pas présentés de la même façon que tout le reste, et si bien enchaînés avec l'histoire supposée réelle, que l'on ne ne peut contester les uns sans ébranler Pautre ? Dans le prologue, les agissements de SatansontFélément essentiel du récit et rien n'invite à y voir une allégorie : on n'y trouve pas autre chose qu'une manière simple, populaire, poétique, de concevoir les rapports qui peuvent exister entre les êtres surnaturels. La conversation de Dieu avec Satan n'a ni plus ni moins de réalité, dans la pensée de Tauteur, que les propos échangés entre Job et sa femme. Et si

(1) Loc. cit.

(2) Lesêtre, Job (Bible de Lethielleux) introd, 4.

lahvé n'a pas réellement parlé, à la fia df sur quoi s'appuiera-t-on pour dire que I cours ont été tenus par les personnagi attribue ? Tout porte à croire, il est vra du livre a composé de toutes pièces le dii gneur ; mais pourquoi a*aurait-il pas créé i qui portent si visiblement l'empreinte < et du même esprit? Mieuï vaudrait, ce t que l'historicité du livre de Job n'est pas manière absolue par la tradition, qu'elle et qu'un examen attentif de l'ouvrage n suffisamment.

On ne devrait pas analyser avec la fro critique cette vieille histoire si pleine d naïveté ; il faudrait se contenter de la !

mirer. Lorsqu'on dissèque le poème qu'une interprétation trop lourde, ti défigure, on court le risque de partit l'auteur lui-même, tandis qu'on le débai mentaires inexacts. Le lecteur est donc venir que nos observations sur le caract Job n'atteignent pas raotorîlé du docun diminuent en rien le mérite de l'écrivaii sent que des combinaisons cxégétiques suj

Le cadre géographique de la narratioi certain vague. Job habitait la terre de E n'est pas autrement déterminée. Les op diverses ont été émises touchant l'empl pays : la plus probable est celle qui |met dans le Hauran. Ce pays de Bus avait ur étendue, et peut-être s'allongeait-il v( dans la direction de Paimyre (1). On (

(1) Les inscriptions cunéiformes fournissent qui

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