‹ Le livre de JobChapitre 5 sur 30 · M. IX · texte numérisé non relu

M. IX

(3) Job. XXVI, 12 13.

a le Milieu de Tiamat, » et c'est le Milieu de Tiamat que traverse de part en part le glaive de Marduk. Après quoi, le dieu est libre de procéder à son œuvre créatrice (1). Comme les Chaldéens avaient écrit en quelque sorte toute leur mythologie dans les astres, il est bien certain que Tiamat avait sa place dans le ciel, comme ses alliés. Etait-elle identifiée à la constellation du Dragon, ou mieux à la Voie lactée, dans Tune ou Tautre desquelles on a proposé aussi de reconnaître le Serpent-verrou? Nous l'ignorons. Mais le Serpent- verrou, n'est pas sans analogie avec le milieu de Tiamat. Est-ce par hasard que le Serpent-verrou est transpercé pour que le ciel devienne pur, de la même façon que le milieu de Tiamat est transpercé pour que le dieu-soleil Marduk tire le monde du chaos ? Est-ce par hasard que Rahab est en rapport avec la mer, comme Tiamat? Estce par hasard que l'armée de Rahab ressemble à un groupe de captifs, comme les partisans de Tiamat faits prisonniers par Marduk? lahvé lui-même ne dit-il pas à Job :

Est-ce toi qui serres les liens des Pléiades, Et pourrais-tu délier les chaînes d'Orion ?

Est-ce toi qui fais lever les constellations en leur temps.

Et qui conduis l'Ourse avec ses petits ?

Connais-tu les lois du ciel ?

Règles-tu son influence sur la terre (2) ?

Les liens des Pléiades, les chaînes du Géant (Orion), les petits de FOurse, sont autant d'allusions à des légendes populaires tout empreintes de souvenirs mytho-

fi) V. Études, sup, cit. y Revue des religions, nov.-déc, 1891 (2) Jo5. XXXVITl, 31-33.

logiques. L'influence du ciel sur la tei sèment l'action naturelle des corps ce l'action mysténeuse dont l'astrolog; crets.

Ces affinités avec les croyances m; rien de surprenant. Les vieilles légt n'étaient pas inconnues des Israélit subi une sorte de réduction, pour i disent pas le monothéisme ; elles den faute de données meilleures, comme i nomie populaire où l'on puise des besoin. L'auteur de Job s'en est servi pour ainsi dire, la science du temps ; le sens mythique qu'elles avaient à l'< paraît pas non plus les employer seu son discours, comme nos poètes cl d' Apollon et des Muses. Il n'a rien à de cette astronomie bizarre, n'étan:

semble, sur la nature des corps célei y voir des êtres vivants (1). Les persoi dont la mythologie chaldéenne penj pas pour lui des divinités ; mais si h monstre reste, gardant en partie la li ces figures étranges, ces chimères, c nent obéissants devant le Très-Haut.

Job déclare d'ailleurs que l'homme véritables raisons des choses. Les de:

des objets et des phénomènes naturt essais dont l'imperfection ne lui éi même. L'homme n'a pas été mis di le comprendre. Souffle de vie dans

(1) Les étoiles du ciel soot plusieurs fois c anges de Dieu, par ex. Job. XXXVUI, 7, supi

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