‹ Le Livre de JobChapitre 18 sur 82 · IMPRECATIONS DE JOB · texte numérisé non relu

IMPRECATIONS DE JOB

1 Enfrn Job ouvrit la bouche, et maudit le jour de sa naissance.

% En ces termes.

1 p expression tres-frequente dans le Pentateuque V. Gen. 23,19; 25,26; 32,21, etc,

2 4° exprimer sa pensee, donner a entendre , l Sam. 9,

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47 nin* *i Jehovah lui fit connaitre par une lumiere inte-

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rieure qui etait Saiil. — Gen. 41,16, Dieu indiquera h Pharaon le salut, de lales particules prj, wqS afin que, dans le sens, dans

le but que, ar signifier.

2 0 Prononcer une sentence Ex, 23,2., un temoignage pour ou contre quelqu’un. — 3° Proclamer le combat, la victoire, etc. — 4° Celdbrer par des chants.

3° Intrans. s’exprimer, prendre la parole. Deuter. 26,5 ; 27, 14; Sam. 14,28; Job 3, 2; Cant. 2,19; lsaie 14,10; Zach. passim. Mais il s’emploie surtout dans les discours alternates, lorsqu’on prend la parole apres un autre, soit pour lui repondre, soit simplement pour lui faire une nouvelle question. Gen. 18,27.

Ge mot dans le sens de prendre la parole est done ancien, puisque c’estla signification primitive.

Du reste, rien n’empeche de supposer, si l’on veut, que les

3 Perisse lejour ou je suis 116.

Et la nuit qui dit : un homme a ete concu.

4 Ge jour ! qu’il se change en tenebres,

Que Dieu ne le regarde pas d’en haut,

Et qu’aucun rayon ne l’eclaire.

5 Que les tenebres et 1’ombre de la mort s’en empa-

rent,

Qu’un nuage le couvre,

Que l’eclipse de sa lumiere jette l’epouvante.

Hebreux se sont accoutumes a cette signification pendant leur voyage dans le desert, par le commerce qu’ils eurent avec les divers peuples situes h l’orient du Jourdain, et d’en expliquerainsila rencontre dans Job, et dans le Deuteronome.

3 “nw futur dans le sens optatif. Car pour former un souhait

sur une chose accomplie, il faut se transporter en esprit h une epoque anterieure a l’evenement de la chose, et la considerer comme future: de 1& aussi le fut. tSin ou je devais naitre.

rechercher, par suite, prendre soin, regarder d’un regard

de faveur et de protection.

mna mot poetique qui se rapproche du chaldeen, mais

neanmoins qui estbon hebreu, comme leprouve lev. ma dans

Isaie.

5 Sxa revendiquer, h litre de parente.— Que les tenebres re-

vendiquent le jour comme une chose qui leur appartient a titre de parente, parce que ce jour appartient plutot h la nuit qu’au jour, ce qui fait une trfes-belle image. Ainsi ont traduit les Septante, Symmaque et Theodotion. II n’est done pas necessaire de supposer que soit un chaldaisme pour bya

□''it les obscurcissements du jour, de la racine

ater fuit. Peut-etre faudrait-il ponctuer \iitq3 par un pha-

tach. Mais les anciens ont lu par un Chirik parce qu’ils ont pris le 3 pour la particule.

6 Cette nuit qu’un brouillard epais l’environne 1 Qu’elle ne compte pas dans les jours del’annee ! Qu’elle s’efface du cercle des mois.

7 Oh ! que cette nuit soit desolee,

Et qu’aucune acclamation n’y retentisse !

8 Que ceux qui maudissent les joursla maudissent, Ceux quisont habiles & susciter le dragon.

6 rfrp avec un daguesch, c/u'elles ne se rejouissent point.

Mais les anciens ont lu ini sans daguasch, pour Tn'1'' ou plu-

tot ^rP fat. de “rn*' conjunctus fuit. Ce qui parait plus naturel

et plus conforme au parallelisme.

7 Le mot ‘pieSa ne signifie pas sterile , in quo nemo parietur,

commel’entend Gesenius. Car, outre quele motnV'b etant mas-

culin, cette figure serait extremement forcee, le mot n’a

jamais cesens, mais bien celui de seul et desole, prive de ses enfanls par la captivite ou par la mort. C’est ainsi que tous les anciens l’ontentendu. V. la note de Rosenmiiller.

8 □h-'nTK ce sont les devins et sorciers, qui etaient en commerce vrai ou suppose avec les puissances infernales etauxquels on avait recours, quand on voulait obtenir des maledictions contre ses ennemis ou quoi que ce fut. L’histoire de Balaam nous en offre un exemple.

Le mot □H'lpy n’est pas une pure periphrase pour exprimer lefutur comme en chaldeen. Ce mot conserve ici toute sa force originelle et designe des hommes prompts, et experts et habiles a faire quelque chose.

L’omission du b devant l’infin. distingue encore cette tournure de la formule chaldaique du futur. jnilb ce mot qui signifie proprement serpent ou dragon me

parait etre pris ici pour le demon, qui, de lui la tentation, n’a jamais cesse d’avoir le serpent pour enbleme. Ce mot a le meme sens dans Isaie ch. 24. De 1& aussi le mot ulna pour en-

9 Que les astres de son soil’ s’eteignent,

Qu’elle attende le jour en vain,

Et qu’elle ne voie point les paupieres de l’aurore.

1 0 Farce qu’elle n’a point ferme les portes de mon sein, Et qu’elle n’a point derobe le mal & mes yeux.

1 1 Pourquoi ne suis-je pas mort en naissant,

Que n’ai-je expire ausortir du ventre de ma mere?

12 Pourquoi trouvai-je des genoux quime recussent, Et pourquoi des mamelles k sucer ?

1 3 Car maintenant je serais en paix dans mon sepulcre, Et je reposerais dans mon sommeil,

chantement, divination dans la prophetie de Balaam. Cependant, comme les devins dans l’exercice de leur art faisaient usage de serpents reels, on pourrait absolument conserver h Leviathan son sens propre, sans que le fonds de la pensee fut change.

9 le cr opuscule du soir ; je crois que e’est sans raison

qu’on donne queiquel'ois h ce mot le sens de F aurora (Ici il marque la nuit, e’est la partie pour le tout).

10 Les portes demon sein; fig. hardie pour dire du sein qui me portait.

-ino'i'i etsic ubscondisset ou itd ut abscondevet.

bay la peine (en lat. labor) quelquefois Finjustice, la violence

soit a cause de l’effort que la violence suppose dans celui qui l’emploie, soit a cause de l’oppression qui en resulte pour celui qui la souffre, mais n’a jamais le sens rigoureux de mal moral ou peche.

dans le sens optatif quoique la construction

soil interrogative ; la phrase exprime un souhait.

13 Les pret. iruum in:Dty marquent une action transitoire et

passee; je me serais couche, endormi; les fut. ty-pulx, rvaL in-

1 4 Avec les rois et les grands de la terre,

Qui se sont bati de vastes mines ;

1 5 Avec les princes qui regorgeaient d’or,

Qui remplissaient leurs palais de richesses ;

1 6 Ou bien avec ces avortons ignores,

Ges enfants qui n’ont pas vu le jour.

diquent un etat permanent, un present conditionnel, je reposerais.

pour 7NQ-

14 nnin on donne differents sens a ce passage. Les

uns traduisent : qui se b&tissent de vastes palais pour tombeau, et croient que c’est une allusion aux Pyramides. Mais le mot ntnn doit presenter l’idee de mines. — D’autres : qui rebatissent des palais ou des villes ruinees, pour y altacher leur nom. Et c’est en effet le sens de cette expression, dans d’autres endroits de l’Ecriture. Mais ce sens ne s’accorde guere avec le contexte. Nous croyons que Job appelle leurs palais des mines pour marquer qu’a peine batis, ils etaient restes deserts par la mort de ieurs possesseurs, et exposes k tomber bientol en mine par les injures du temps.

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