ipnV ins, litter, comme les souillures de mon pain, comme
un pain souille, abominable a mes yeux.
Que j’en tressaille sous les coups de sa fureur debordee,
De n' avoir point contredit les paroles du Dieu saint.
\ 1 Quelle est ma force pour que j’attende?
Quelle est la duree de mes jours pour que je prenne patience?
12 Ai-je la durete de la pierreP Et ma chair est-elle d’airain?
1 3 Devais-je , quand tout appui sur moi-meme me manque
Et que toute ressource m’est otee,
1 4 Trouver un ami sans pitie pour ma ruine,
Et infidele a la crainte du Seigneur?
1 5 Mes freres m’ont trompe coname un torrent,
Gomme l’eau des vallons qui s’ecoule.
1 1 . ma limite, pour dire la limite de ma vie, est sicourte
que si mon soulagement est differe, il ne sera bientot plus temps de me l’envoyer. Selon d’autres, la limite de mes forces.
13, 14. Je joins ensemble ces deux versets qui sont tres-obscurs. Les commentateurs ont pris n pour nSh, dans le sens
at'lirmatif, et qx pour une nouvelle affirmation que renforce la
premiere. Gela m’a paru extremement force, outre qu’avec cela ces versets ont toujours quelque chose de d6cousu. i Is donnent plusieurs sens au v. 15. Le plus probable serait celui-ci : « A l’afllige (convient) dela part de son ami la miseri- « corde : Autrement (cet ami) abandonne la crainte du Sei- « gneur » Mais en liant les deux versetsje traduis ainsi litter, le second : « Erga tabescentem amicus ejus misericordiam , et «■ timorem Dei derelinquit. » Le q dans inyip est radical.