‹ Le Livre de JobChapitre 29 sur 82 · selon Ges. est subst. fuga. Quand me leverai-jeetfi · texte numérisé non relu

selon Ges. est subst. fuga. Quand me leverai-jeetfi

nira la nuit, et je suis rassasie d’inquietudes jusqu’au matin. Mais ttq pourrait etre aussi pour ^ p, ^ infin. de tij

comme jn de jnv au ch. 36. II faudrait alors deplacer l’alh-

nach, et traduire comme nous avons fait. En tout cas nous pensons que designe le soir et nonle matin.

5 Ma chair se couvrede vers etd’une noire poussiere : Ma peau se ride et se dechire par lambeaux.

6 Mes jours s’ourdissent plus vite quo la frame,

Ilsse consument sans esperance.

7 Souviens-toi, Seigneur, que ma vie est un souffle. Mes yeux ne verront plus le bonheur.

5. y;n S. Jer. aruit et contractu est. En effet le verbe y;n si~

gnifie se retirer, se rider et nullement se retablir, comme traduit Gesenius, ce qui fait un contre-sens.

* (VII) 5. Les vers de Job ont laissd dans la tradition extrabiblique du saint palriarche un profond souvenir, et encore aujourd’hui les pelerin-s qui visilent le monastere qui lui est d6did dans le Hauran, k l’endroit ou l’on croit qu’il a v£cu, en rapportent des fossiles qu’on dit etre les vers de Job. Voici la description de ces vers pdtrifi6s, faite par le consul Wetzstein dans le rdcit de son voyage au monastere de Job. « Pendant que mes gens (musulmans) r^cilaienl en ce lieu leur priSre de 1’apres-midi, Said m’apporta une poignde de petites pierres longues et cylindriques. Ce sont, d’apres la tradition li'gendaire du pays, les vers dui tombaientpar terre desulc&res de Job et qui ont dt6 pdtrifi^s. « Prendsles, me dit Said, en souvenir de ce lieu, ils t’apprendront k ne pas oublier Dieu dans le bonheur et & ne pas murmurer contre lui dans le malheur. » Ces paroles solennelles pouvaienl avoir perdu leur signification dans la bouche de mon guide qui les ripdtait par habitude, mais elles rdpondaient 4 la situation et firent sur moi une impression profonde. A pres que mes compagnons eurent vu, eux aussi, les vers de Job, nous quittances la sachra (picrre sur laquelle on pretend que Job se trouvait quand il fut visite par Jehovah). Ces vers p6trifi6s sont un 616ment essentiel de la tradition du Hauran sur Job ; on les connait et on les honore dans tout le pays. Notre guide chr^tien lia soigneusement ceux qu’il avait ramass^s dans la large manche de sa chemise et nous rticita quelques vers d’un poeme arabe dans lequel ils sont menlionnds. » Ap. Delitzsch, das Bach Job , Anhang , p. 515. (Cette note n’est pas de Hauteur ; nous conlinucrons k marquer d’un ast6risque, les notes qui seront ainsi ajout^es.)

8 L’ceil qui me regarde ne m’apercevra plus ;

Tes yeux me chercheront, et j’aurai cesse d’etre.

9 Le nuage se dissipe, et passe ;

Tel celui qui descend parmi les morts, ne remontera point.

10 II ne retournera point dans sa maison ;

Le lieu qu’il habitait ne le reconnaitra plus.

1 1 G’est pourquoi je ne retiendrai pas ma langue ;

Je parlerai dans l’angoisse de mon cceur ; J’exhalerai mes plaintes dans l’amertume de mon

cime.

12 Suis-je une mer, ouun monstre marin,

Pour que tu m’entoures d’une barriere ?

13 Si je dis : mon lit me soulagera :

Ma couche calmera mes soupirs,

14 Tu m’effraies par dessonges,

Tu me troubles par d’affreuses visions,

1 5 Au point que mon ame prefere la mort,

Et que je l’appelle de tous mes voeux.

16 Je defaillis ; la vie m’echappe pour jamais ;

45. Le verbe se prend souvent chez les Arabes pour marquer l’angoisse et l’espece de suffocation causee par un mouvement violent de colere, de depit, etc. Mais le 2e membre du verset ne se prete pas bien a ce sens; ainsi j’aimerais mieux traduire comme S. Jerome : Et la mort me semble preferable ; je l’appelle de tous mes os, c’est-i-dire du desir le plus intime et le plus vehement; comme dans le ps. xxxiv,10. (heb. xxxi.) tous mes os diront : Seigneur, qui est semblable & vous? Le sens des modernes: je prefere la mortices os decharnes, me parait bien peu naturel.

Laisse-moi, car mes jours sont un souffle.

17 Qu’est-ce que l’homme pour que tu en fasses tant

d’estime,

Que tu t’en occupes,

1 8 Que tu le visites chaque matin,

Etque tu l’eprouves & tous les instants?

1 9 Quand enfin detourneras-tu de moi tes regards,

Et me laisseras-tu reprendre haleine ?

20 J’ai peche, que te ferai-je, 6 pasteur des hommes? Pourquoi m’ exposer en but a tes traits,

Etme rendre insupportable amoi-meme.

21 Pourquoi ne pas pardonner mon offense,

Ne pas oublier ma faute.

Gar bientot je serai couche dans la poussiere ;

Tu me chercheras; mais je ne serai plus.

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