Quodcumque libuerit. Comp. Coran, sur
44. Traduction explicative : Pourquoi supporterais-je plus longtemps ces angoisses et retiendrais-je plus longtemps mon ame prete h s’exhaler? Commun. : « Quoiqu’il puisse etre, je
15 Quand il me tuerait, que je n’aurais plus d’espoir Je justifierais pourtant mes voies devant lui.
16 Mais il sera mon salut,
Et l’impie ne soutiendra point sa presence.
17 Ecoutez mon discours;
Pretez l’oreille a mes raisons.
1 8 Ma defense est toute prete,
Je suis assure du triomphe de mon droit.
19 Est-il quelqu’un qui plaide contre moi?
A l’instant meme, je veux me taire et mourir.
20 Seulement accorde-moi deux choses,
Et je ne fuirai pas ta presence.
21 Ecarte de moi ton bras,
Et que ta majeste ne m’epouvante pas.
porterai ma chair entre mes dents, et mon &me dans mes mains, » c’est-ti-dire, je m’exposerai aux plus grands perils, plutot que de me taire. Je porterai l’audace jusqu’tt disputer contre Dieu. Mais h cetle interpretation, il y a plusieurs objections a faire : \ 0 prend un sens trfes-force, que ne justifie
pas le na, qui precede ; 2° porter son dme dans ses mains,
marque plutot la crainte que l’audace, comme on peut s’en convaincre par les endroits cites par Schultens et Rosenmiiller ; 3° porter sa chair avec ses dents doit avoir un sens analogue. C’estl’image d’un hommesans ressources qui n’a d’autres armesque ses dents et ses mains pour defendreetretenir son bien qu’on lui ravit ou plutot son ame et sa peau, le seul bien qui
lui reste. Le proverbe arabe psj de la chair de bou-
cherie, pour signifier un homme expose & tous les dangers, n’a doncaucun rapport avec le passage qui nous occupe, pas plus que les phrases arabes citees par Sam. Lee, ci ce versel, et qui se rapportent & l’idee de dechirer avec la langue, de calomnier.
22 Produis ta plainte, alors je te repondrai,
Ou bien je parlerai d’abord, et daigne me repondre.
23 Ou est l’enormite de mes offenses et de mes iniquites? Fais-moi connailre mon mefait et mon crime.
24 Pourquoi me caches-tu ton visage,
Et me regardes-tu comrne ton adversaire ?
25 Tu agites une feuille legere,
Et tu poursuis une paille aride.
26 Tu decretes contre moi des mesures de rigueur, Tu m’imputes Ies erreurs de ma jeunesse ;
27 Tu mets mes pieds dans des entraves,
Tu observes toutes mes demarches,
Tu dessines l’empreinte de tous mes pas.
28 Et cet homme tombe en poussiere comme un bois
sec,
Comme un vetement devore par les vers.