‹ Le Livre de JobChapitre 52 sur 82 · XIV. 1 L’homme ne de la femme, vit peu de jours · texte numérisé non relu

XIV. 1 L’homme ne de la femme, vit peu de jours

Et il est rassasie de miseres.

27. Tu observes tous mes pas, c’est-i-dire que tu me tiens dans une telle contrainte, dans une si etroite prison, que je ne puis faire un pas librement. Car par ces mots, c’est la rigueur de son chatiment, et non pas precisement l’examen de ses voies qu’il veut peindre. Le mot suivant npnrn signifie

delineas tibi , applicas te ad delineandum. Car Thithpael a souvent ce sens de chercher, de s’appliquer a faire quelque chose, de la faire avec soin. Comparer -jSn, “Snipn ivit sibi’

ambulavit. — nxi delectatus est aliquo , pih. nsn benevolum

prcebuit , ninnn captavit gratiam^ benevolum sibi prcebere studuit.

% Comme une fleur, il germe, et on le coupe :

II fuit sans s’arreter, comme 1’ ombre.

3 Et voila l’etre sur lequel tes yeux sont ouverts !

Et tu m’amenes en jugement avec toi !

4 Quel etre pur est sorti d’une source infecte?

Pas un.

5 Si ses jours sont comptes,

Si tu as regie le nombre de ses annees,

Si tu en as fixe les bornes qu’il ne pourra franchir,

6 Detourne au moins tes yeux, et qu’il respire Jusqu’ii ce qu’il acheve sa journee, comme un mer- • cenaire.

7 Un arbre n’est pas sans esperance ;

Coupe, il peut verdir encore,

Et ses rejetons reparaitre.

8 Que sa racine ait vieilli dans la terre,

Et que son tronc soit mort dans la poussiere ;

9 A peine il sent l’eau, qu’il refleurit ,

Et qu’il pousse des branches, comme une plante tendre.

10 Mais l’homme, s’il expire, reste dans la poussiere; Ou le chercher quand il est mort ?

11 Les eaux d’un lac s’ecoulent,

Un fleuve se desseche et tarit.

\%. Ainsi l’homme tombe, et ne se relevera point ;

6. nm se complaire, en. Hipli. se concilier l’amitie de quel-

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qu’un, lui satisfaire, aequitter une dette envers lui. lei le kal est employe transitivement dans le sens de l’hiphil, par consequent reniplir sa tdche, acliever sa journee.

Jusqu’2i la chute des cieux, il ne se reveillera plus , II ne sortira plus de son sommeil.

13 Ah 1 s’il te plaisait me cacher dans 1’enfer,

M’y mettre h couvert jusqu’a ce que ta fureur fut passee,

Et me fixer un terme, apres lequel tu repenserais a moi ;

1 4- Si l’homme mort pouvait revivre ;

Tant que durat mon service , -j’attendrais i’heure d’en etre releve.

1 5 Et alors tu m’appellerais, et moi je te repondrais ; Tu serais propice & 1’ oeuvre de tes mains :

1 6 Mais non, maintenant tu comptes mes pas ;

14. rpnin- Le n interrogatif semble etre mis ici dans le sens de dk, dont la repetition aurait cause de la confusion, et presente une construction embarrassee.

16-17. Litter, tu comptes mes pas, mais c’est pour dire qu’il les resserre, comme leprouve le mot yown n’S qui suit : Tuas

I'ceil ouvert sur mes iniquites. — Les lxx : rien ne t’echappe de mes iniquites ; ils semblent avoir pris le verbe -iqu; dans le sens de garder , menager, epargner , sens qui est difficile a justifier. Ils ont mieux reussi dans la traduction du Satan*

Ce verbe ne signifie pas seulement consuere , mais aussi argilld vel cimento oblinire. Saint Jerome l’a entendu ainsi, puisqu’il a traduit curasti (scilicet oleo vel unguento), quoiqu’il ait manque le sens. Mais les lxx ont mis eraanu-ww annotasti, imposuisti notam. 11 s’agit probablement de l’empreinte du cachet, que les orientaux marquent sur une espece d’argile, comme nous sur la cire. Outre que le parallelisme est ainsi mieux observe, le sens donne par les modernes, fmgis verba mendacia super peccato meo , parait trop fort vis-k-vis de Dieu, et d’ailleurs presente une construction peu naturelle.

Tu as l’ceil ouvert sur mes iniquites ;

17 Tu les renfermes sous le sceau,

Et tu mets le cachet sur mes offenses.

1 8 La montagne se mine et s’efface ;

Les rochers roulent de leur place.

1 9 Les eaux creusent la pierre ;

Leurs flots debordes entrainent la poussiere du sol. Ainsi tu detruis l’homme sans esperance.

20 Tu l’abats sans retour, et il passe ;

Tu fletris son visage, et tu le fais disparaitre.

21 Que ses enfants soient dans 1’ eclat, il n’en sait rien ; Qu’ils soient dans la misere, il l’ignore.

22 Sa chair n’a de sentiment que pour lui ;

Son ame ne pleure que sur lui.

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