fpa, peut signifier devant lui ou d coU delui. Mais
pour exprimer la premiere idee , on eut employe de preference le pluriel, comme en arabe. Ce qu’on dent des deux mains est devant soi, ce qu’on tient d’une main est k c6te.
24 * La detresse et l’angoisse le surprenneni;
« Elies l’accablent comrae un roi arme pour le com- « bat ;
25 <t Parce qu’il a etendu son bras contre Dieu,
« Et qu’il s’est cru fort contre le Tout-Puissant.
26 « II marcbait contre lui, le cou roide,
« Abrite par les parois de son epais bouclier.
27 « Son visage brillait d’embonpoint,
« Et ses Hanes etaient charges de graisse.
28 « 11 perd ses t.resors ; son opulence ne dure point ;
« Et il n’etend pas ses possessions sur la terre.
29 « II occupait des villes qui ne sont plus,
« Des maisons qui n’ont plus d’habitants,
« Youees a la destruction.
30 « II n’echappe pas aux tenebres;
« Un feu devore ses rejetons,
« Et il perit par le souffle de Dieu.
31 <r Qu’il ne se fie pas au mensonge, il y sera pris.
« Le mensonge sera sa recompense.
32 « Il la recueillera pleine, dans un age precoce;
*( Ses rameaux ne verdiront pas.
33 »c Son fruit perira comme celui de la vigne, a peine
a eclos,
« Sa fleur tombera comme celle de 1’ olivier.
26. Littferalement : avec l’epaisseur des remparts (ou des convexites), de ses boucliers. Le pluriel est employe poetiquement pour le singulier. D'autres pensent que l’inipie est compare h un general d’armee qui s’avance couvert par les boucliers de ses soldats.
34 « La maison si peuplee de l’iinpie sera deserte ; «■ Et le feu devorera la tente du juge corrorapu.
35 a II a concu l’injustice, et il enfante le neant :
« Ses entrailles lui preparent la deception. »