‹ Le livre de l'amitiéChapitre 4 sur 22 · MONTAIGNE ET LA BOETIE · texte numérisé non relu

MONTAIGNE ET LA BOETIE

Et le galop de leurs chevaux sonne, Et des aigrettes endiadèment leurs sabots ; Herbeux entre les pierres le sentier court vers Bordeaux,

Des pampres viennent tremper dans la Garonne.

De joncs criards la berge foisonne :

Pantelants l'un de l'autre, mais d'élans accalmis, L'un se désirant grand pour l'autre, les Amis, Très érudits, faisaient tinter des vers d'Ausone

Sur « Burdigala, la ville des vignes, « Où le ciel a des clémences insignes ». Jeunes, mais pas trop, leur prime vue battit d'émoi,

Et dans l'apaisement des possessions pleines,

Si l'on se fût enquis quel pourquoy les enchaîne :

« Parce que c'était luy, parce que c'était moy ! »

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