LK MAL DU PAYS
Il est des temps où Texil est salutaire.
A mesure que la patrie se dissout, l'exil est
moins douloureux.
Il est trop cruel de voir de ses yeux ceux que
Ton a aimés et de ne plus reconnaître en eux le
cœur qui vous aimait. Mieux vaut vivre loin
d'eux.
Mourir sur la terre étrangère, plutôt que de voir de mes yeux l'abjection de mon pays!
Puis-je concevoir ce que j'éprouverais en entendant la musique d'un régiment français? Les arts, mis au service de l'opprobre, sont une sorte de défi à ce qu'il y a de plus intime et de plus secret dans le fond de votre être,.
O mon cher pays, qui t'a aimé plus que moi! Et pourtant je ne désire pas te revoir. Tu as été pour moi une mère sévère; je n'ai jamais connu tes caresses. De tous tes fils, j'étais un de ceux pour lesquels tu avais le moins de sympatTiie naturelle.
Tu as été. juste pour moi, sans doute, mais tu ne m'as jamais souri.
Là Mdr du Nord.
Ils n*ont pu m*6nchaîner dans le froid hiver. Voici le printemps I II me reconnaît encore et me sourit.
Nous marchions au bord de la mer, sur une plage unie, où ne s'apercevait aucun vestige de pas d*hommes.
Nous nous entretenions de ce qu'il y a de plus intime dans les espérances humaines.
Le roulement continu des flots accompagnait nos paroles, et quelquefois une vague, partie de la haute-mer, se brisait à nos pieds et semblait nous dire : Je suis témoin entre le ciel et vous !
Mouvement étemel de la vie dans la nature morte! Rhythme sacré des éléments, pulsation 'de Tinfini visible !