AUX ÉLECTEURS DE LAIN
conscience est la pierre de fondalien de la société noderne.
Cultivateurs, j'ai passé une partie de ma vie lu milieu de vous ; je connais vos souffrances et je les ai partagées. Puissé-je servir à alléger votre fardeau ! Je sais de quelle sueur vous baignez les sillons qui nous font vivre.
Concitoyens de toutes classes, nul ne peut aujourd'hui songer à profiter de la révolution sans r(ue tous n'en profitent. Ce que nous voulons, ce n'est pas seulement la réforme d'une province , mais la réforme de la France tout entière, qui doit servir de modèle à l'Europe et au monde. Regardons l'intérêt de la France ; là est l'intérêt de notre foyer, de notre famille et du point le plus écarté de la République. De quoi s'agit-il? de constituer une société où se réalise enfin, au profit de tous, la jusiice sociale que, depuis dixhuit siècles, l'Évangile a promise à la terre.
Ce moment est unique dans l'histoire ; la France fait appel au désintéressement, aux sacrifices de tous. Le pays qui a enfanté Joubert a entendu cet appel, il y répondra en envoyant à l'Assemblée de fidèles serviteurs de la République, depuis longtemps nourris dans les traditions du héros de Novi.
KIKÎAH UUINET.
Discours sûr le Préambule de la Constitution.
( 7 septembre 1848 )
Lk citoyen président. — M. E. Quinel a la parole pour dcve^ — ' lopper ramondement qui lui est commun avec M. V. Hugo.
Le citoyen Quinet. — Peu d'instants suffiront * pour marquer le but de ratnendement que M.Victor Hugo et moi proposons à TAssemblée. Nous nous sommes rapprochés, autant que possible, delà rédaction de Tamendement qui a été adopté par la commission.
Le nôtre est ccuiru dan^ les termes suivants :
t La France s'osl proposé de poursuivre plus librement le progrès de la civilisation et de Thumanité. »
Ce que nous voulons surtout, c'est d'insérer dans le préambule un mot qui nous semble indispensable; car il résume mieux que tout autre Tesprit de la révolution de février et l'esprit de