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CHOIX DES ESPÈCES ET DES RACES

Vélevage des pigeons de moyen et de petit format, aux mœurs vagabondes. Partout ailleurs, celui des gros pigeons est à préférer.

« 11 arrive très souvent que les conditions favorables à deux productions différentes^ celles des poulets et des canards par exemple, se trouvent réunies. Elles ne seront réeliement avantageuses qu'autant qu'elles seront séparées, que les deux espèces pourront recevoir une nourriture différente et appropriée, ainsi que les soins [)articuliers que chacune d'elles réclame. »

La fermière agira sagement en s'inspirant des principes si clairement et si judicieusement exposés par M. €h. Voitellier. Elle ne saurait, toutefois, daus bien des cas, s'attachera une spécialisation trop étroite des produits de la basse-cour; il lui faudra, dans cette voie, tenir compte des circonstances. La variété des produits en facilite parfois l'écoulement; d'autre part, on consomme à la ferme non pas exclusivement des œufs ou des volailles, mais les uns et les autres; enfin, il existe nécessairement quelques oiseaux reproducteurs dans toutes les basses-eours, si spécialisées soient-elles.

Choix des espèces et des iuces. — Chez les oiseaux et les petits quadrupèdes, comme chez les grands animaux domestiques, chaque espèce, chaque race a ses besoins propres, ses exigences spéciales ; toutes ne conviennent pas aux mêmes situations- Le dindon, le canard, l'oie t^lament des conditions différentes d'habitat et de nourriture, et nous venons de voir dans quels cas Fexploitation de l'une ou de l'autre de ces espèces est susceptible de donner les meilleurs résultats. Si la poule réussit à |>eu près partout, du moins estril des races plus rustiques, d'autres plus précoces ou plus développées, meilleures pondeuses, meilleures couveuses ou de chair plus délicate. Dans le choix à faire entre elles, suivant le milieu et le but poursuivi, la fermière devra exercer toute sa sagacité, car un tel choix est difficile- Pour en éviter

le souci, trop souvent on se contente d'adopter le type commun dans la région ou la localité ; il peut être prudent d'agir ainsi, mais c'est rarement une race améliorée qu'on introduit chez soi de cette façon.

Dans tous les cas, il est une qualité qu'il faut rechercher avant toutes les autres pour les volailles de la ferme, c'est la rusticité, qui en assure la réussite dans un milieu où les soins délicats et minutieux de l'aviculture de luxe ne sont pas de mise. 11 est logique aussi d'adopter une race dont le volume soit en rapport avec la fertilité du sol, et surtout avec sa richesse en calcaire et en acide phosphorique, l'animal devant trouver ces substances, nécessaires au développement de son système osseux, dans les aliments qu'il prélève sur l'exploitation.

Classification des espèces et des races. — Les oiseaux de basse-cour appartiennent à trois groupes ou ordres : les Gallinacés, les Colombins et les Palmipèdes.

Les Gallinacés comprennent les poulets (coqs et poules), les dindons et les pintades.

Les pigeons constituent l'ordre des colombins. Les oies et les canards font partie des palmipèdes. A la basse-cour on rattache généralement aussi le clapier, où figurent des rongeurs tels que le lapin et le cobaye.

Chacune de ces espèces se subdivise en un certain nombre de races, qui se distinguent par des caractères spéciaux plus ou moins marqués. Les races de poules sont particulièrement nombreuses. Il est très difficile de les classer méthodiquement, leurs caractères distinctifs étant loin de présenter tous la même importance, et d'avoir la même valeur, suivant le point de vue auquel on se place. On les groupe donc tantôt d'après leur région d'origine, tantôt d'après leur forme et leur volume, tantôt encore d'après leur destination : races de luxe, races d'utilité et, pour ces dernières, d'après leur aptitude à la production de la chair ou des œufs. L'aspect

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