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RAGES GALL1NES

extérieur et la destination servent également de bases à la classification des autres oiseaux de basse-cour, comme aussi des lapins.

Races gallines.

[Coqs et poules.)

D'après les affinités des races entre elles, M. Ch. Voitellier les divise en neuf groupes ; celles qui présentent un intérêt pour la basse-cour de la ferme, les seules qui doivent nous préoccuper, s'y classent de la façon suivante :

Premier groupe : Leghorn, Ardennaise, Dorking, Coucou de Rennes.

Troisième groupe : Bresse, Caussade, Barbézieux.

Quatrième groupe : La Flèche, Le Mans, Crèvecœur, Houdan, Mantes, Gournay.

Cinquième groupe : Cochinchinoise, Langshan.

Sixième groupe : FaveroUes.

Nous en indiquerons très sommairement les caractères principaux.

Originaire d'Italie et améliorée par sélection aux États- Unis, d'où elle nous est revenue, la race Leghorn présente plusieurs variétés : brune, dorée, blanche, noire, coucou, qui diflfèrent par la couleur et un peu par le volume. Les oiseaux ont le dos court, le cou long, la tète fine. Ils sont rustiques et précoces, d'allure vive et remuante, difficiles à engraisser ; leur chair est médiocre. Très bonne pondeuse, la poule couve peu.

La race Ardennaise^ répandue dans le nord-est de la France, est petite et ressemble beaucoup à l'ancienne race Gauloise, dont on trouve encore, dans nos campagnes, des types (fîg. 118), aisément reconnaissables à l'élégance de leurs formes et à la beauté de leur plumage. Elle est rustique, vagabonde, s'engraisse difficilement et donne des œufs petits.

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RACES GALLINES, 399

La race de Dorking est d'origine anglaise. 11 en existe des variétés grise, argentée, dorée, coucou. Chacune d'elles comprend des types à crête simple (fig. 119) et à crête plate ou frisée. Les oiseaux sont larges, volumineux, à pattes courtes munies de cinq doigts; ils ont été développés surtout en vue de la production de la chair, de qualité assez satisfaisante. Ponte moyenne. La poule est assez bonne couveuse.

La race Coucou de Rennes, commune en Bretagne, ressemble beaucoup à la Dorking. C'est une race pratique, répondant assez bien à cette double exigence :• ponte et production de la chair.

La race de Bresse qui, de sa région d'origine, au voisinage de Bourg, s'est répandue dans toute la France, présente deux variétés : l'une noire, plus petite, l'autre grise ou blanche, plus développée. Le squelette en est très réduit, la chair délicate, la peau fine, surtout chez la variété noire, excellente pour l'élevage et l'engraissement dans les petites exploitations. La variété grise est un peu plus précoce et meilleure couveuse. Toutes deux sont rustiques, avec une bonne aptitude à la ponte; elles produisent des œufs assez gros, de 60 à 65 grammes. C'est, pour toutes ces raisons, une excellente race de ferme; mais on la rencontre assez rarement à l'état de pureté.

La race Caussade et la race gasconne diffèrent fort peu de la Bresse noire ; la race de Barbézieux s'en distingue seulement par une plus grande taille.

La race de la Flèche, particulièrement répandue dans la Sarthe, son pays d'origine, est grande, élancée. Le coq (fig. 120), haut sur pattes, est pourvu d'un plumage noir brillant, avec des reflets violacés ; sa tête, forte, porte une crête affectant la forme de deux cornes rouges réunies par une petite masse charnue irrégulière, en arrière de laquelle se trouve une huppe rudimentaire. La poule offre les mêmes caractères, mais moins accu-

R\CES GALLINES.

ses. C'est une médiocre pondeuse et une couveuse plus médiocre encore. D'une rusticité et d'une précocité assez faibles, la race de la Flèche est cependant d'une

Fig. 120. — Coq de la Flèche.

remarquable valeur pour l'engraissement, à cause de la finesse de sa chair et de son aptitude à prendre la graisse.

La race du Mans n'en diffère que par la crête, plate et volumineuse, et l'absence de huppe. C'est elle qui fournit les poulardes et les chapons du Mans, dont la réputation est fort ancienne.

La race de Crèvecœur a pris naissance dans le Calvados. EHe est de hauteur moyenne. Le coq a le plumage noir et lustré, une tête cornue assez semblable à celle du La Flèche et une huppe noire volumineuse. La poule (fig. 121) est de couleur plus terne. Les Crèvecœur ont quatre doigts aux pattes. Cette race s'engraisse bien et la

Fig. 121. — Poule de Crèvecœur.

chair en est excellente ; elle pond de gros œufs, en assez grand nombre, mais elle couve mal. Elle réussit surtout dans le Nord et quand elle dispose d'espaces étendus, de prairies de préférence.

La race de Houdan, une de nos meilleures races françaises, tire son nom de sa localité d'origine, en Seineet-Oise. Elle est très rustique et susceptible de s'adapter aux milieux les plus divers. Sa précocité, la fmesse de sa chair en font une bonne race d'engraissement. EHe est bonne pondeuse et donne des œufs moyens, de 5ô à

R\X2ES GALLIMS.

60 grammes, mais elle ne couve qu'exceptionnellement. Cette race se reconnaît aisément à des caractères très particuliers. Le plumage en est taché de blanc et de noir, caillouté j suivant 1 expression consacrée ; la huppe, de

Fig. 122. — Coq d« Ubudan.

même couleur, est très développée, la crête affecte la forme de deux petites feuilles de chêne divergentes; l(3S pattes présentent cinq doigts. Chez le coq (fig. 122) la crête est beaucoup plus développée, et la huppe plus réduite que chez la poule (fig. 12Ï). Les Houdans sont de dimension moyenne et leur poids ne dépasse guère 3 kilogrammes et demi.

\0i BASSE-GOUK.

La race de Mantes est une sélection de celle de Houdan en vue de la production de la chair. Elle est plus rustique encore. La race de Gournay lui ressemble, mais est moins apte à fournir de bons poule Is de table.

L'importation en France de la race Cochinchinoise ou Cochin remonte à une soixantaine d'années. Les volailles

Fig. 123. — Poule de Houdan.

de ce type sont hautes, courtes, épaisses, avec une tête relativement petite et une queue très écourtée. Le coq adulte pèse de 5 à 6 kilogrammes ; la taille de la poule (i\g, 124) est un peu inférieure. La couleur du plumage est fauve, perdrix, noire ou argentée suivant les variétés. La race cochinchinoise est très rustique, mais tardive ; sa chair est de qualité inférieure. Elle pond dès la sortie de l'hiver et pendant la plus grande partie de Tannée; ses œufs sont petits, d'un jaune rosé. Les

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poules cochinchinoises sont d'excellentes couveuses.

La race de Langshan (fîg. 125), importée de Chine, est

plus grande encore que la précédente et plus allongée.

Elle a sensiblement les mêmes qualités et les mêmes

Fig. 124. — Poule Gochinchinoise.

défauts ; elle fournit cependant un peu plus d'œufs et couve moins.

La race de Faverolles résulte, sans aucun doute, du croisement de poules de Houdan avec des coqs asiatiques, cochinchinois ou autres. Elle est mal fixée et présente, par conséquent, des types assez différents. Tous cependant sont épais, courts, relativement volumineux; le plumage de couleur saumonée y domine. Très

rustique, très pi'écoce, avec une chair de qualité moyenne, la Faverolles convient parfaitement pour la production de poulets communs de belle apparence. Elle pond des œufs moyens, rosés ; c'est une bonne couveuse. Dans rénumération qui précède, nous avons volontai-

Fig. 125. — Poule de Langsban.

rement omis de signaler les races de luxe, dont la beauté ou la singularité fait surtout le mérite : Andalouse, Minorque, Hambourg, Padoue, Bantam, etc. Ce sont races d'amateurs, qui ne sont pas à leur place à la ferme.

Ponte. Production des oeufs. — La poule pond chaque année un nombre d'œufs qui varie de 80 à 220, ce derniei' chiffre étant exceptionnel. Les meilleures pondeuses

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