PRODUCTION MS ŒUFS
se trouvent, nous Favons vu, dans nos races françaises de Bresse, de Barbézieux, de Crèvecœur, de Houdan, et dans les races étrangères de Leghorn et de Campine. Lçi poule commune donne en moyenne, chaque année, iOO œufs dont le poids varie de 40 à 80 grammes. Le poids moyen d'un œuf diffère d'une race à l'autre, et n'est pas nécessairement en rapport avec la taille des poules. La cochinchinoise, très volumineuse, pond des œufs de 55 à 60 grammes comme la Houdan, beaucoup }»lus petite ; ceux de la poule de Bresse dépassent généralement 60 grammes, ceux des Crèvecœur atteignent facilement 70 grammes.
Dans chaque race il existe de bonnes et de mauvaises pondeuses; il faut donc tenir le plus grand compte de l'aptitude individuelle. La ponte est aussi, d'une façon très étroite, sous Tinfluence de l'alimentation. Une nourriture abondante et riche, sans cesser d'être normale, assure la production d'œufs nombreux et lourds. Les graines de céréales (blé, mais, milïet, sarrasin, etc.) données seules, môme en grande quantité, ne peuvent suffire à des poules dont la ponte est intensive que si celles-ci vivent en liberté et trouvent beaucoup de larves et d'insectes à dévorer ; les poules étroitement paixjuées, ou celles qui pondent à l'époque où les insectes sont rares, doivent i^cevoir une noumture animale complémentaiife. On se trouvem bien, paF exemple, de fournir chaque jour 5 à 6 gi'ammes de sang desséché ou de farine de viande, avec 140» à 120 grammes de blé ou une quantité équivalente d^autres grains. Les rations peuvent, d'ailleurs, être constituées de façons très différentes, avec les produits dont on dispose ou ceux qu'il est possible de se procurer économiquement. Parfois, à la viande on substitue des matières végétâtes riches en azote, des tourteaux notamment, mais on obtient génémlement ainsi de moins bons résulr tats.
Voici un type de ration exclusivement végétale ; chaque poule pondeuse reçoit quotidiennement un mélange ainsi formé :
Son 30 grammes.
Tourteau de coprah 15 —
Pomme de terre ilO —
Eau 95 —
Les formules, on le comprend, varient àTinfîni suivant les circonstances.
Il faut aussi que les poules puissent ingérer assez de carbonate de chaux pour la formation de la coquille des œufs ; le calcaire du sol ou les débris des cours de ferme le leur fournissent généralement en quantité suffisante, mais, quand elles sont maintenues au poulailler, sur des terres argileuses ou siliceuses, il peut y avoir intérêt à leur donner des matières calcaires finement divisées, de la craie broyée par exemple.
L'introduction, dans les rations des poules, de produits excitants tels que poivre, anis, fenu-grec, etc., n'exerce sur la ponte qu'une influence des plus restreintes, sinon tout à fait nulle. Les poudres à faire pondre, où ces substances entrent souvent en proportion minime, n'ont donc pas les vertus que leur attribuent d'alléchants prospectus et leur prix élevé, hors de proportion avec les services qu'elles rendent, doit les faire rejeter.
Les poules ne pondent pas régulièrement pendant toute l'année. Habituellement la ponte commence à la fin de l'hiver et cesse à l'arrière-saison. Cependant certaines races : Cochinchinoise, Langshan, Faverolles, sont particulièrement aptes à donner des œufs pendant l'hiver. Une nourriture abondante et riche, le séjour pendant la nuit dans un poulailler où la température ne descend pas au-dessous de 15 à 16 degrés et, pendant le jour, le libre parcours dans un enclos exposé au midi et abrité des vents froids, permettent aux poules de pondre