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INCUBATION NATURELLE

à l'époque où les œufs sont rares et, par conséquent, acquièrent une plus-value notable. •

La ponte commence dès la première année. Chez plusieurs races, de petite taille généralement, Leghorn, Faverolles, Houdan, on rencontre souvent des poulettes qui donnent leur premier œuf à quatre mois et demi ou cinq mois. C'est entre deux et quatre ans que les poules fournissent le plus d'œufs ; il n'est jamais avantageux, pour cette production, de les garder au delà de quatre ans, €ar elles coûtent alors plus qu'elles ne rapportent ; le plus souvent même il conviendrait de les sacrifier dès la troisième année.

Les poules privées de coq et celles qui couvent donnent, assure-t-on, moins d'œufs que les autres.

Incubation naturelle. — Pour éclore et donner un poussin, l'œuf fécondé a besoin d'être soumis à l'action d'une température convenable pendant une période déterminée. A l'état libre, les oiseaux réalisent cette condition en se couchant sur leurs œufs, dès qu'ils en ont pondu un nombre suffisant ; c'est l'incubation naturelle.

La durée de l'incubation, c'est-à-dire la période comprise entre le moment où l'oiseau commence à couver et celui de l'éclosion, varie avec les espèces, un peu avec le climat et la saison. Elle atteint en moyenne :

Œufs de poules 21 jours.

— de dindes 28 —

— de pintades 28 —

— de canes 28 —

— d'oies 30 —

— de pigeons 49 —

Nous avons vu déjà qu'il existe des races de poules plus ou moins bonnes couveuses ; parmi les meilleures figurent celles de Bresse, de la Flèche, la Cochinchinoise, la Dorking. L'aptitude à couver est aussi une qualité individuelle.

Aux poales couveuses, on réserve des nids, — faits de paniers, de caisses' en bois garnies de paille ou simplement creusés dans le sable propre que Ton revêt de foin, — dans lesquels on dépose les œufs, au nombre d'une douzaine, un peu plus ou un peu moins suivant la taille des volailles. Le couvoir, où sont placés les nids, doit être modérément cbaud, bien aéré, quoique sans courant d'air, et situé dans un endroit calme pour que les couveuses ne soient pas dérangées. 11 faut avoir soin de maintenir les nids propres et exempts de vermine.

Chaque jour, on enlève la poule de son nid pendant quelques instants, pour qu'elle puisse se nettoyer et prendre sa nourriture. En la maintenant constamment sur ses œufs, comme on le fait parfois à tort, on ne peut que la rendre malade, tout en obtenant une éclosion défectueuse. Il convient, autant que possible, de n'avoir, dans un même local, qu'un petit nombre de couveuses, et d'isoler celles qui, farouches ou turbulentes, jetteraient le trouble parmi les autres. L'incubation d'une espèce par une autre est fréquente et réussit parfaitement; on peut confier à la poule 5 ou' 6 œufs d'oies ou de canes, à la dinde, 20 à 25 œufs de poules, il ou 12 œufs de canes ou d'oies.]

L'éclosion de tous les œufs d'une même couvée ne se fait pas en même temps; elle se prolonge normalement pendant vingt-quatre heures, quelquefois plus.

Les couvées se font au printemps et en été, mais il est avantageux d'en obtenir pendant l'hiver, pour la production de poulets bons à vendre au printemps, alors que le prix en est élevé, et de jeunes poules dont la ponte se prolonge pendant la mauvaise saison. On obtient surtout ce résultat par Vincubation forcée, en imposant à la poule, et plus souvent à la dinde, — maintenue momentanément de force sur le nid, dans un local à température douce, — de couver à une époque où elle ne le ferait pas naturellement. Ce procédé nécessite des soins spéciaux, et souvent

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