ALIMENTATION DES POULETS
un peu après l'éclosion, ne séjournent dans la sécheuse que vingt-quatre à trente-six heures.
Léleveuse est une boîte chauffée à une température qui peut varier de d8 à 28° et dans laquelle les poussins trouvent une protection efficace contre le froid et les intempéries. Le chauffage est obtenu par renouvellement d'eau chaude ou à l'aide du thermosiphon. Il faut entretenir dans les éleveuses une grande propreté, pour éviter leur envahissement par des parasites de tous genres.
Alimentation des poussins et des poulets. — Les poussins ne doivent recevoir aucune nourriture pendant les vingt-quatre heures qui suivent leur naissance; ce n'est que le second jour qu'ils mangent réellement. On peut leur donner alors, comme premier repas, de la mie de pain rassis finement émiettée, puis des pâtées de pain trempé dans l'eau ou le petit-lait, des bouillies de farines d'orge ou de maïs, des œufs durs hachés menu. ' ,^_____
Dès le quatrième jour ils commen- „. . '^
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cent a becqueter du riz cuit, de la à pâtée.
pomme de terre cuite, du millet; des feuilles de laitue ou de chicorée, crues ou cuites, du fromage maigre, du sang cuit au bain-marie puis divisé en menus morceaux, des larves de fourmis, des vers de toutes sortes peuvent leur être donnés ensuite.
Pour éviter le gaspillage et la malpropreté, les pâtées seront placées sur des billots (fig. 128) ou dans des augettes (fig. 129), la boisson dans des abreuvoirs de divers modèles, parmi lesquels les abreuvoirs siphoïdes (fig. 130) sont à recommander.
On s'ingéniera à varier la composition des repas, en faisant se succéder des aliments secs et des aliments aqueux. Pendant les huit premiers jours, ces repas seront au nombre de quatre ou cinq; trois pourront
suffire ensuite. Renouveler les aliments pour qu'ils soient toujours frais. Un peu de sel, d'ail ou d'oignon finement hachés introduits dans les pâtées jouent un rôle condimentaire utile.
Quand les poussins ont trois semaines, on peut com-
Fig. 129. — Augette à pâtée (Voitellier;.
mencer à leur donner du petit blé, de l'avoine, du sarrasin, des choux, etc. Par la suite ils reçoivent aussi du maïs, du chènevis, des pâtées de farines de seigle ou
d'orge, etc., auxquels il convient de joindre de la verdure (chicorée, oseille, orties hachées, etc.) et des vers ou un peu de viande ou de sang desséché. La nourriture animale est surtout indiquée pour les coqs et les poules destinés à la reproduction.
Pour les poulets qui vivent en liberté et utilisent à volonté les déchets de tous genres produits à la ferme, en même temps que de nombreux insectes, 40à 50 grammes de menues graines par tête, donnés en une seule fois, suffisent; s'ils sont parqués dans une enceinte restreinte, il faut doubler la dose, pour compenser l'insuffisance des aliments de rencontre.
Les poulets destinés à l'engraissement doivent recevoir une nourriture plutôt volumineuse que riche, en vue de développer leur estomac et leur intestin. Nous
Fig. 130. — Abreuvoir siphoïde.