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OIE

parfois additionnées d'œufs cuits très divisés, on leur donne des salades, des pousses d'ortie hachées, etc. Ils réclament de la verdure fraîche et le pâturage dans les prairies leur convient parfaitement. Jusqu'à l'âge d'un mois, le jeune oison redoute la pluie et le froid. L'oie recherche l'eau claire et profonde. Elle trouve en

Fig. 135. — Oies de Toulouse, mâle et femelles.

partie sa nourriture dans les champs, où onlaconduit par bandes parfois nombreuses. On complète son alimentation avec du mais, de l'orge, du blé, de l'avoine, du sarrasin, des pommes de terre cuites, etc.

Souvent on livre l'oie à la consommation vers l'âge de cinq mois, alore qu'elle n'est qu'à moitié développée. 11 est plus avantageux de ne l'engraisser qu'à huit mois, en lui demandant auparavant trois ou quatre récoltes de duvet.

Une oie à laquelle on n'enlève son duvet qu'à la veille de la mue peut en fournir environ 80 grammes par an. Ce produit se vend assez cher.

Dans certaines régions (Toulouse, Ruffee, Nérac, Strasbourg), le gavage se fait en grand pour la production des foies gras.

Canard.

Parmi les races de canards, plusieurs sont recherchées exclusivement pour leur beauté ou leur originalité (1). Celles que Ion exploite à la ferme doivent la faveur dont elles jouissent à leur rusticité, à leur facilité d'engraissement et à la qualité de leur chair ; les plus répandues sont le canard de Rouen (fig. 136) qui, engraissé, peut atteindre, vers huit mois, 3 kilogrammes et plus; le canard de Duclair, également originaire de Normandie et plus volumineux encore; le canard d'Aylesbury, à plumage blanc; le canard de Pékin, également blanc, mais plus rustique et moins gros.

Le canard est un oiseau d'eau, bien plus encore que l'oie, et la proximité d'une rivière, d'un ruisseau ou d'une mare est un élément de succès dont il faut tenir compte pour son élevage. A défaut, un bassin, ou même un simple baquet plat, avec de l'eau renouvelée, suffit, mais dans ce dernier cas, le canard réclame plus de soins et il faut lui fournir complètement sa nourriture.

Nous empruntons les lignes qui suivent à M. Rémy Saint-Loup (2) : « Le cultivateur ou le fermier qui possèdie une bande de canards qui doivent lui procurer un revenu accessoire, à côté d'autres revenus d'agriculture qui exigent tout son temps, a tout avantage à laisser ses oiseaux aller à l'eau. Cette manière d'élevage se fait dans beaucoup de localités; les oiseaux habitent une hutte, un poulailler, une écurie quelconque pendant la nuit et, le jour venu, s'en vont gagner la rivière ou la mare voisine. Là, ils trouvent une grande partie de leur

(1) Voy. RoGEROM, Les canards considérés à l'état sauvage et comme oiseaux d'agrément en domesticité.

(2) Remy Saint-Loup, Les oiseaux de basse-cour. Librairie Baillièpe.

nourriture s'ils peuvent se promener sur une étendue considérable. Des têtards de grenouilles, des insectes, des plantes aquatiques sont à leur portée, ils en profitent. Le soir, une poignée de grain ou une pâtée complète l'alimentation, qui est ainsi économique. »

Les huttes, les cabanes, les abris réservés au canard doivent être entretenus dans une grande propreté si l'on veut éviter les maladies et les parasites; on ne tient généralement pas assez compte de cette prescription. La ponte a lieu dans ces refuges; elle commence vers la fin de février et dépasse rarement 50 à 60 œufs. A défaut de canes couveuses, ceux-ci peuvent être confiés à des poules ou à l'éleveuse artificielle. L'éclosion se produit au bout de 28 jours.

Les canetons se jettent volontiers à Teau quelques heures après leur naissance, mais il faut les surveiller au début, s'assurer qu'ils peuvent sortir des bassins et que leurs bains ne se prolongent pas trop.

On leur donne d'abord une nourriture très humide; pain mouillé, pâtées de farines d'orge ou de maïs, avec un peu de verdure hachée. Plus tard, ils trouvent eux-mêmes, sous la forme de vermisseaux, de mollusques, de larves d'insectes, la nourriture animale qui leur est nécessaire, et qu'on peut compléter par du sang de bœui cuit; on leur donne aioi*s des grains divers, des pâtées de pomme de terre bouillie, etc.

A Agen, à Nérac, en Picardie, on pratique l'engraissement des canards, pour la production des foies gras, de la même façon qu'avec l'oie.

Gomme celle-ci, le canard fournit une certaine quantité de duvet, qu'on recueille à l'automne.

Pigeon.

Le pigeon en liberté trouve au dehors, dans les champs et les cours de ferme, à peu près toute la nourriture

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