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MALADIES DES OISEAUX DE BASSE-COUR

Maladies des oiseaux de basse-cour.

Le nombre des maladies qui s'attaquent aux oiseaux de basse-cour est trop considérable pour que nous puissions les passer toutes en revue. Tout au plus nous est-il possible de signaler les plus fréquentes, en indiquant sommairement le traitement à leur appliquer.

Maladies contagieuses, — Elles sont dues à des microbes et facilement transmissibles ; la première mesure qui s'impose dans tous les cas est donc l'isolement des sujets atteints, qui seront placés dans les meilleures conditions d'hygiène, et la désinfection 'des locaux contaminés, effectuée comme nous l'indiquons plus loin.

On reconnaît la diphtérie, si dangereuse et si répandue, aux fausses membranes qui se forment dans le bec et la gorge de l'oiseau ; celui-ci périt par asphyxie ou par empoisonnement.

Traitée dès le début, la maladie est assez facile à guérir. On cautérise largement les muqueuses de la bouche et du pharynx avec de l'huile additionnée de 5 p. 100 de pétrole raffiné ; une plume servira de pinceau k cet effet. La teinture d'iode ou le pétrole pur serviront au traitement des plaies ou tumeurs externes.

Le sacrifice immédiat de l'oiseau s'impose dans le cas de tuberculose ou phtisie, qui provoque une maigreur extrême et se termine fatalement par la mort.

Le choléra cause des diarrhées mortelles; les poules sont surtout atteintes. Employer les mesures prophylactiques générales, pour éviter le développement de la maladie.

Contre la teigne, due à un champignon parasite qui fait tomber les plumes de la tête et du cou, on recommande de détacher les croûtes formées et de badigeonner la place avec du perchlorure de fer liquide, étendu de deux à trois fois son poids de glycérine.

M™e 0. Bussard. ~ Le livre de la fermière, 25

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Maladies parasitaires. — Plusieurs parasites animaux : ascarides, ténias f etc., envahissent le tube digestif des oiseaux et peuvent provoquer leur mort. Un traitement simple consiste à ajouter aux grains distribués quelques graines de semen-contra.

11 existe de nombreuses variétés de puces, de punaises et de poux ; chaque espèce d'oiseaux a pour ainsi dire la sienne et parfois plusieurs même. Nous avons signalé déjà qu'il convient de mettre à la disposition des volailles, pour leur permettre de se poudrer et de chasser ainsi ces parasites, de la terre sèche, du sable fin ou de la cendre, additionnée de fleur de soufre ou d'une autre poudre insecticide. Quand l'invasion est intense, il faut recourir à des moyens plus énergiques; on emploiera ceux que nous allons indiquer contre les acariens.

Ceux-ci comprennent plusieurs espèces '.sarcoptes, dont l'un détermine la gale, qu'on traite par la pommade soufrée; dermanysses, rouget, etc. Les insufflations de poudre de pyrèthre fraîche, le badigeonnage de la face interne des plumes avec du pétrole, le passage de l'oiseau, tête non comprise, dans une caisse qui reçoit d'abondantes vapeure sulfureuses, les bains de Barèges donnent de bons résultats contre ces hôtes incommodes et parfois même dangereux.

Désinfection des poulaillers. — La désinfection a pour but la destruction à la fois des parasites et des germes de maladies contagieuses.

On y procède en lavant les parois du poulailler, sol, murs et plafonds, et les objets qui s'y trouvent avec de l'eau additionnée de crésyl, de formol ou de lysol à raison de 10 grammes par litre. Une fois le loc^l sec, on le fermera hermétiquement, puis on y vaporisera du formol, en plaçant le produit dans un récipient au-dessus d'une lampe à alcool ou à pétrole.

Le badigeonnage à la chaux des murs et du plafond est une bonne opération pour la destruction des insectes qui

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