‹ Le livre de la fermièreChapitre 138 sur 184 · LAPIN · texte numérisé non relu

LAPIN

y trouvent asile. Celle des parasites de tous genres sera beaucoup plus parfaite en faisant brûler, dans le poulailler hermétiquement clos, du soufre à raison de 20 grammes par mètre cube ; on n'ouvrira que douze heures après.

Maladies accidentelles, — Le coryza est l'affection connue sous le nom de rhume de cerveau chez l'homme. C'est une inflammation, parfois grave, des muqueuses nasales. On la combat par des badigeonnages de la gorge et des fosses nasales avec de l'huile contenant 2 p. 100 de crésyl. Placer les oiseaux dans un local sain, à température douce.

La congestion pulmonaire, la congélation de la crête et des barbillons sont provoquées par le froid ; V apoplexie, par la chaleur ou le renversement, la tête en bas, de l'oiseau qui vient de courir. On pourra aisément les éviter.

Le picagese traduit par la manière singulière que contractent les poules de s'arracher mutuellement les plumes, pour les avaler ou en becqueter la base. Quelques-unes peuvent être tuées ainsi par les autres. L'affection est provoquée par une alimentation défectueuse ;la modifier en y introduisant des végétaux, choux, salades, betteraves fraîches, qu'on suspend à une ficelle à hauteur convenable ; y ajouter un peu de nourriture animale : insectes, vers, viande cuite ou sang desséché. Isoler les bêtes les plus maltraitées.

Nous ne parlerons de la pépie, — qui n'est point une maladie spéciale, mais une manifestation fiévreuse de maladies diverses, et parfois une affection imaginaire, — • que pour condamner la pratique inutilement barbare, sinon vraiment nuisible, qui consiste à arracher l'étui corné delà langue des oiseaux sous prétexte de les guérir.

Lapin,

Le lapin domestique est exploité pour sa chair, blanche et savoureuse, parfois aussi pour sa fourrure ou pour son

poil. Il se rencontre partout à la campagne, jusque dans les plus pauvres demeures, où il tient une place importante dans Falimentation carnée. Il doit d'être aussi répandu à son peu d'exigences, à sa faculté d'utiliser pour sa nourriture des déchets végétaux, épluchures de légumes ou mauvaises herbes, à la facilité avec laquelle il se multiplie. C'est une précieuse ressource pour la fermière.

Les soins qu'il exige sont très simples; trop souvent cependant on néglige les plus élémentaires et les lapins meurent en grand nombre, décimés par des maladies dues à la mauvaise nourriture qu'ils reçoivent, à l'exiguïté ou à la malpropreté des habitations qu'on leur réserve. II suffit d un peu d'attention pour éviter des pertes semblables et tirer du lapin un parti avantageux.

Races de lapins. — Elles sont nombreuses, mais quelques-unes seulement ont leur place à la ferme. Nous citerons, parmi les plus répandues : le lapin commun, de couleur grise ; il est très rustique, très prolifique aussi, car il donne en moyenne 10 petits par portée ; il s'engraisse bien et pèse de 3 à 4 kilogrammes à l'âge adulte.

Le lapin géant de Flandre n'a généralement que 6 ou 7 petits, mais il atteint facilement 6 kilogrammes.

Le lapin géant normand est à peu près de même taille, mais plus rameuse. C'est une bonne race productive, à développement assez rapide.

Le lapin bélier, à tête énorme et oreilles pendantes ; sa fécondité est trop limitée.

Le lapin argenté ou lapin riches dont la fourrure se vend comme petit-gris.

Le lapin angora, élevé en vue de son poil soyeux, très recherché.

Le lapin russe (fig. 139), blanc avec le nez, les oreilles, les extrémités des pattes et de la queue noire. Il est petit, apprécié pour sa fourrure.

Clapier. — - A la ferme, l'élevage du lapin se fait en cla-

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