X PRÉFACE
conduite de Ja maison, aux travaux de la ferme, à ceux des champs, enfin à Tédification du foyer, que celle qui s'occupe de tout et de tous ne devait pas, en bonne justice, être oubliée.
C'est donc un peu une idée de réparation qui nous a poussée à accepter Toffre que les aimables directeurs de Y Encyclopédie Agricole nous ont faite, d'écrire pour cette publication le Livre de la Fermière.
Ce n'est pas sans quelque hésitation que nous avons accepté cette proposition. « Enseigner aux fermières à faire la soupe aux choux, y songez-vous bien ? », nous disait quelqu'un, et cette réflexion terre à terre résume assez justement la situation qui nous était faite.
Pour nous excuser si nous n'avons qu'imparfaitement Féussi, oserons-nous dire que la tâche était ardue, en effet? Beaucoup parler de choses très banales, que tout le monde sait ou croit savoir, donner une formule moyenne et un peu renouvelée d'économie domestique, science dont chaque femme prétend être elle-même la Loi et les Prophètes, y joindre des données élémentaires d'hygiène, sous une forme très pratique, traiter enfin de quelques sujets spéciaux à la fermière dans Fexploitation agricole, tel était le programme qui se dressait devant nous.
Pour le réaliser dans toute son ampleur, sans le comprimer en en faisant une sorte de concentré encyclopédique, nous avons dû nous étendre plus que nous ne Paurions désiré sur certains chapitres. C'est ainsi que IVconomte (^mestrgiie proprement dite (cuisine, etc.) sera jugée trop développée peut-être, par rapport à l'importance accordée aux annexes de l'exploitation (laiterie, jardin, etc.).
Tout en nous rendant compte de cette inégalité forcée, aous n'avons rien voulu retrancher des sujets pratiques, relevant au premier chef du domaine exclusif de la femme, que nous nous sommes attachée à suivre dans ses rôles