I-our composer une batterie normale complète
Nous ne parlons pas, à dessein, du nickel pur, de
l'aluminite, et aulres métaux plus ou moins compliqués
Fig. 14. — Foods de batterie de cuisine avec sa tringle.
<ît plus OU moins pratiques, dont sont composées certaines batteries de cuisine.
Nous donnons (fig. 14) un bon fonds de batterie, avec sa tringle de métal ; on peut au besoin supprimer celleci et accrocher directement les ustensiles aux traverses de bois, à Taide de clous à crochets.
Supposons que ces cinq casseroles soient en cuivre, ainsi que la bouilloire; la passoire et les deux plats à œufs ou à gratin seront en fer battu
ou en fonte émaillée. On pourra faire les roux et toutes les sauces délicates dans ces casseroles. On adjoindra, à cette première série, une marmite pour la soupe (fig. 15), en émail ou en fer battu; une autre casserole, en émail, pour les mets plus courants ; une cocotte, en fonte ; une poêle à frire, en fer battu ; une turbotière ou une pois-
F g. 15. — Marmite pour la soupe.
32 DISPOSITIOiNS DE LA MAISON D'HABITATION.
sonnière avec grille (fig. 16) ; un pol-au-feu en émail (fig. 17); un moule à charlotte (fig. 18), qui peut servir
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Fig. 16. — Poisonnière avec grille et couvercle.
aussi à d'autres usages ; un bouille-lait (fig. 19) ; un poêlon à couvercle et un grand plat à œufs ou à crème.
Voici l'indispensable pour entreprendre une cuisine sérieuse.
Une douzaine de vases en terre complètent judicieusement ce choix. Quelques pots en terre à feu, de forme droite ou bombée, deux ou trois plats, ovales et ronds, pour le four; des plats à gratin, en terre spéciale appelée porcelaine à feu ; ces plats sont très pratiques]en ce qu'on peut y servir tels quels les soufflés ou les gratinés ; ils imitent extérieurement une croûte de pâté.
Quelques casseroles de même terre sont commodes pour les sauces blanches, les crèmes, etc. Elles sont
Fi^'. 17. — Pol-au-feu.
assez fragiles, mais se remplacent aisément si l'on a soin de garder l'armature de métal ; en outre, elles sont parfaites pour les mets que nous venons d'énumérer, car elles conservent une chaleur très égale. Mentionnons encore un diable , en argile grossière.
Fig. 18. — Muule à charlotte.
Fig. 19. — Bouille-îait.
spécial pour faire cuire les pommes de terre à sa-. On aura, pour la pâtisserie, quelques moules en ferbJanc à côtes (fig. 20) ou unis. Ces derniers sont préférables en ce que le contenu se démoule mieux que dans les moules façonnés.
Pour les confitures, une bassine en cuivre (fig. 21) est
Fig. 20.
Moule en fer- blanc.
Fig. 21. — Bassine à confitures.
nécessaire; aucun métal ne remplace bien celui-là pour cet usage. Voici à peu près tout ce qui est utile en fait de vases à l'usage du feu.
Il faudra encore joindre les accessoires, qui sont : un moulin à café, une cafetière de grande taille et une petite, un pot et une boîte à lait (fig. 22), un bidon à
34 DISPOSITIONS DE L\ MAISON D'HABITATION, essence (ftg. 23) et un à pétrole, un brûloir à café on
Fig. 22. — Boite à lait. Fig. 23. — Bidon à essence.
(Ole (fig. 24), une planche à pâtisserie et un rouleau, une
Fig. 24. — Brûloir à café. Fig. 25. — Marmite à bain-marie.
marmite à bain-marie (fig. 25), un gril, un panier à
Fig. 26. — Presse-purée. Fig. 27. — Taaiis à confitures.
salade, un entonnoir, un pilon, un presse-purée (fig. 26),
un tamis en crin (fig. 27) indispensable pour les jus de fruits. Un presse-fruits ou presse à jus (fig. 28) pouvant
servir indifféremment à l'un ou l'autre usage, est bien nécessaire, surtout si Ton prépare de gi^andes quantités de confitures.
Fig. 28. — Presse à jus.
FijT. 29. — Égoulloir à fnlure.
Ajoutons encore Tégouttoir à friture (fig. 29), une passoire (fig. 30), une batteuse américaine [iig. 31), une
Fig. 30. — Passoire à légumes.
râpe ordinaire, une râpe à amandes et à fromage (fig. 32), une planche à hacher (fig. 33) avec son hachoir.
On complétera utilement cette batterie en y joignant une balance Robcrval et sa série de poids (fig. 34), sans lesquels il est bien difficile d'opérer dans le vaste laboratoire que constitue la cuisine. Le litre en étain et ses subdivisions n'y seront pas non plus superflus.
DISPOSITIONS DE LA M\lSOiN D'HABITATION.
La cheminée est surmontée d'une planche, sur laquelle on range en bon ordre une série de boîtes en fer-blanc
Fig. 31. — Batteuse américaioe.
Fig. 32. — Râpe à fromage et & amandes.
ou en faïence (fig. 35), avec les noms des ingrédients qu'elles contiennent, — celles en fer-blanc, plus grandes, sont peut-être plus commodes; — on y met le sel fin, le
Fig. 33. — Planche à hacher.
café (ou du moins une partie de la provision en cours), le poivre, le clou de girofle, les épices, la farine nécessaire pour la cuisine courante, etc. ; quelques lampes ou bou-
geoirs de cuivre, bien astiqués, font le plus bel ornement de ce rayon et le mieux approprié.
Fig. 34. — Balance Roberval.
Sous le manteau de la cheminée, on suspendra la J)oîle à gros sel et à épices (fig. 36) et la poêle à frire ; à la même place ou en dehors, mais très près du fourneau en tous cas, on placera l'indispensable égouttoir, dont nous donnons un type (fig. 37), avec la cuillère à pot, la cuillère à sauce, et l'écumoire. Fig. 35. — Série de poids.
Les tiroirs de la table ou du buffet seront garnis de couteaux et de couverts, en nombre suffisant pour les domestiques; on y joindra
Fig. 36. — Belles à épices.
des couteaux pointus et arrondis pour éplucher les
légumes, un hachoir et un couperet, une lardoire et des
M"« 0. BussARo. — Le livre de la fermière. 3
ciseaux, des couverts à salades en bois et plusieurs cuillères de bois pour tourner les roux.
Quant à la vaisselle de la cuisine, il est difficile de donner une évaluation, même approximative, de la quantité nécessaire.
On n'a, en somme, be-
Fig. 37. — Boîte à gros sel.
Fig. 38. — Égouttoir.
soin que d'assiettes plates, d'assiettes creuses ou de pots à soupe, de plats de différentes dimensions ;les plats de terre que nous avons mentionnés servent à cet usage) et de verres épais. Les couverts seront en fer battu, en métal aciéré ou en étain.
Nous ne parlons pas ici du linge de cuisine, nous en parlerons spécialement au chapitre Lingerie.
L'office, ou plutôt Tarrière-cuisine, plus pratique à la ferme, contiendra tout ce qu'il faut pour le nettoyage de la vaisselle, des casseroles, etc. D'abord, l'évier, qui sera grand. Si le système de tuyaux n'est pas à déversoir profond ou extérieur, il faudra placer un seau sous l'extrémité libre du tuyau d'écoulement, mais c'est là un procédé à la fois incommode et anti-hygiénique.
L'évier sera surmonté du vaisselier en bois {Vig. 39), où l'on met égoutter la vaisselle lavée, de plusieurs portesavons en fil de fer, et d'une boîte en bois pour les cristaux de soude ; on suspendra à la paroi une lavette ordi-
naire et une autre à pointes de fer, pour le nettoyage des casseroles ; la brosse à évier en chiendent et une brosse à
ongles, ainsi qu'une grosse éponge, y trouveront encore place.
Fig. 39. — Vaisselier en bois
Sur de la
Fîg. 40. — Rouleau à essuie-mains.
la pierre d'évier, on dépose le vase pour le lavage vaisselle, grande terrine ou, mieux, vaste baquet de zinc galvanisé à anses. Audessous est une boîte à ordures, ainsi que quelques seaux et brocs à eau. A côté, au mur, sera fixé un rouleau à essuie-mains (fig. 39)
Fig. 41. — Fontaine avec cuve lie.
Fig. 42. — Panier à provisions.
et des/ clous à crochets pour suspendre les torchons. Le filtre, sur son support, a sa place toute désignée àrofiice.
Fig. 43.
- Botte garnie de brosses à chaussures.
Près de la porte, on peut mettre une fontaine avec sa cuvette (fig. 41) pour que les domestiques s*y lavent commodément les mains.
Des planches garnissant le haut du mur permettront de poser les objets encombrants, tels que paniers à provisions (fig. 42), les corbeilles, la boite à cirage munie de ses brosses à décrotter, à cirage, à faire reluire (fig. 43)
et la boîte à écurage, garnie également d'une brosse douce, de chiffons de laine et de coton et des poudres spéciales, la boîte pour le nettoyage des couteaux, avec la planche à couteaux.
La boîte à outils, si indispensable à la ferme, ne devra pas être oubliée; elle sera garnie des instruments les plus nécessaires pour la menuiserie élémentaire, les raccommodages, qu'il est si commode et si économique de faire soi-même, ainsi que les mille petits travaux pratiques d'une utilité journalière: pose des glaces, des rideaux, à l'occasion même, ressemelage des souliers ou pose d'une feuille de cuir, etc.
La boîte sera à deux compartiments, l'un pour les outils et l'autre pour les clous, pointes, etc.
Voici sa composition essentielle, à laquelle on peut naturellement ajouter, mais guère retrancher.
Un gros et un petit marteau, une paire de tenailles, une pince à fil de fer, un tournevis, un ciseau à froid, un ciseau à bois, une clé anglaise, plusieurs vrilles, une alêne, une scie égohine, une série d'emporte-pièce, des pointes et des clous, des vis, des pitons à vis, des clous à crochets, et toutes les autres espèces de clous dont on pourra avoir un besoin particulier.
Nous donnons (fig. 44) le dessin d'un panier à pain
VAISSELLE ET ACCESSOIRES DE SALLE A MANGER. 4t
extrêmement commode lorsqu'on tient à conserver le pain frais ; il trouvera bien sa place à l'office.
Les différents objets de nettoyage : plumeaux, tètes de loup, brosses, essuie-meubles, etc., seront rangés là, de même que la série des balais, balayettes, etc., une chaise-escabeau (fig. 45) ou un escabeau.
Il est commode aussi d'y avoir une petite provision de charbon.
Le charbonnier de la figure 46 est très pratique à cet effet; il se remplit par le haut et se vide, à mesure, par la porte à glissières.
Vaisselle et accessoires de salle à manger, — Revenons maintenant à la salle à manger, dont nous n'avons énuméré que le gros mobilier. Bien organisée, même dans des conditions modestes, elle aura son propre service complet, qui ne doit faire que passer à la cuisine, pour le nettoyage.
La vaisselle de table est généralement vendue en services de 74 pièces, composés de quatre douzaines d'assiettes plates, d'une douzaine d'assiettes creuses, une soupière, un saladier, un légumier, une saucière, quatre raviers, deux plats ronds, deux plats ronds creux, deux plats ronds ovales.
Un service à café de douze tasses, la cafetière, le sucrier et le pot au lait, et un service à thé du même nombre ^'^' ^^ " escabeau. de pièces complètent la vaisselle. Les services de verrerie sont généralementde 52 pièces,avec quatre sortes de verres.
Fig. 44. — Panier à pain.
Fig. 46. — Charbonnier.
Les verres à pied sont tellement fragiles, qu'ils ne sont guère à conseiller, les verres droits d'une seule pièce, ou
forme gobelet, sont bien préférables.
Pour rafraîchir Feau, Valcaraza est encore le meilleur système. C'est une carafe en terre poreuse, dans laquelle Tévaporation très rapide du liquide à la surface détermine un refroidissement considérable du contenu.
Le ramasse -couverts (fig. 47) en osier est nécessaire pour ranger d'un côté les couverts et de l'autre les couteaux. Les petites cuillères auront une boîte ou un panier spécial.
Toutes ces pièces seront serrées dans le buflfet ; là encore seront les pièces rares ou fragiles, les
anciennes porcelaines de famille, les tasses à déjeuner, l'huilier, les salières, le moulin à poivre, un moutardier, les beurriers, sucriers, etc.
Les couteaux à manches de corne sont les plus solides; les couteaux à dessert sont une réduction des grands. 11 est indispensable d'avoir un couteau et une fourchette à découper; ils peuvent être assortis aux grands couteaux ou à manches de métal. Deux formes sont courantes : la forme française, à lame courte et affilée, et la forme anglaise, à lame droite et lai-ge ; la seconde est préférée de
Fig. 47. — Ramasse-couverls.