III. — HYGIÈNE GÉNÉRALE Hygiène du vêtement
Dans tout ce qui concerne le vêtement, on peut dire, (l'une manière générale, qu'il faut subordonner l'élégance à l'hygiène et à la commodité.
Il en est doublement ainsi à la campagne, où les intempéries doivent être forcément bravées et où les travaux des champs et ceux de la ferme nécessitent un système d'habillement à la fois simple et solide.
Sans entrer dans des détails qui varient selon les climats, les coutumes, les pays, rappelons que la substance et la couleur des vêtements ne sont pas indifférentes. C'est ainsi que les tissus de laine sont plus chauds que ceux de coton, et ceux-ci plus chauds à leur tour que ceux de lin ou de chanvre.
Les teintes claires, et particulièrement le blanc, absorbent moins la chaleur que les couleurs foncées ; elles doivent être préférées partout où l'ardeur du soleil est difficile à supporter.
La forme des vêtements a une grande importance; il est à la fois dispendieux et irréalisable de vouloir s'astreindre à suivre les variations de la mode; les vêtements de travail, en tous cas, seront amples, pour donner toute liberté aux mouvements du corps et des membres. Les ceintures, les cols, les cravates et les jarretières ne doivent jamais être trop serrés, pas plus que les corsets, sous peine de modifier fâcheusement la circulation du sang, le bon fonctionnement de l'estomac, et d'amener nombre de malaises ou d'infirmités : hernies, varices, congestions, etc.
Les tissus choisis seront solides et adaptés à l'usage voulu, ainsi qu'aux nécessités des saisons. En laine, les étoffes bourrues ou les mérinos sont les meilleures ; en
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coton ou en fil, on préférera les tissus très serrés (toile de Vichy, shirting, toile forte).
La flanelle portée sur la peau est considérée par beaucoup comme indispensable pour prévenir les refroidissements; il suffit, si Ton n'en porte pas, de se couvrir un peu plus au moment où Tévaporation se produit.
Les chaussures doivent être à la fois résistantes et souples; il faut surtout qu'elles soient adaptées à la forme et aux dimensions du pied. Il est à peine besoin de blâmer ici la mauvaise habitude qu'ont certaines personnes d'enfermer, de /'orce, leurs pieds dans des souliers trop étroits ou trop courts. Outre la véritable torture à laquelle elles se soumettent ainsi, elles s'assurent, pour l'avenir, à tout ce qui résulte fatalement de ce traitement absurde : cors, durillons, déformation des pieds, maladies des ongles, etc.
Les enfants seront particulièrement surveillés à cet égard, la flexibilité de leurs membres les rendant plus aptes à subir des déformations ; leurs chaussures seront toujours larges, et, si c'est possible, pas trop dures.
La coiffure n'est pas négligeable ; les bonnets et bérets de laine et de fourrure ne sont pas à recommander : ils peuvent amener la chute des cheveux. Les grands chapeaux de paille pour l'été, de feutre pour l'hiver sont les plus pratiques aux champs.
11 faut combattre la coutume néfaste qu'ont les habitants des campagnes, petits et grands, de toujours sortir sans coiffure et tâcher d'accoutumer de bonne heure les enfants à ne pas sortir sans avoir la tête couverte : les insolations sont toujours à craindre, et beaucoup plus tôt dans la saison qu'on ne le croit communément.
Hygiène de F alimentation.
Aucune branche de l'économie domestique n'est plus importante et aucune n'est aussi mal connue que celle-