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FRACTURES

appelée charbon résulte de cette sorte d'infection. Dès que la plaie prend un mauvais aspect, qu'elle devient rouge et enflammée, on la maintiendra dans un pansement humide et on recourra promptement à Favis du médecin qui, seul, pourra faire le nécessaire. Si on sait que la mouche est charbonneuse, on cautérisera aussitôt à l'acide phénique pur.

11 faut enterrer très profondément les cadavres des animaux morts du charbon ; mais cette précaution n'est pas suffisante, car les germes de la maladie peuvent être ramenés à la surface par les vers et les divers animaux souterrains. Pour détruire définitivement, avec le cadavre, les germes morbides qu'il contient, il est nécessaire de le brûler, ou d'employer le moyen classique qui consiste à le plonger dans un bain d'acide sulfurique. Le liquide obtenu sert au traitement du phosphate de chaux, pour la préparation d'un excellent engrais.

Fractures. — Après des chutes, des coups, etc., il arrive souvent que les os de la cuisse, de la jambe, du

Fig. 80. — Fracture de la cuisse, disposition destinée à maintenir le membre dans la position normale.

bras, se rompent. La colonne vertébrale, le bassin, les côtes, le crâne peuvent aussi être endommagés.

On reconnaît assez facilement qu'il y a fracture d'un membre lorsque celui-ci prend une position anormale et qu'il n'obéit plus à la direction. Mais il faut éviter de faire faire des mouvements au membre, sous prétexte de se rendre compte s'il est brisé ou non.

Pour les fractures des côtes et des os situés plus profondément, il est plus difficile de les reconnaître ; le mieux, en tous cas, est de transporter le blessé sur un lit, en le

Fig. 81. — Fracture de la jambe, appareil provisoire.

plaçant sur un brancard s'il ne peut marcher, et d'attendre la visite du médecin.

On fera bien de visiter tout d'abord la place présumée de la blessure, en coupant les vêlements s'il est nécessaire, et d'y appliquer des compresses d'eau fraîche ou d'eau boriquée, s'il y a plaie.

Ensuite, et avant de déplacer le blessé, on rendra son transport beaucoup moins douloureux en maintenant le membre endommagé, à l'aide d'une planchette ou simplement de mouchoirs selon les ligures 80 et 81.

Si la fracture est au bras, à l'avantbras ou à la clavicule, on soutiendra le bras à l'aide d'un bandage très large (fig. 83).

Pour les fractures des côtes, on peut, dans le doute et en attendant l'avis compétent, appliquer un bandage de corps afin d'immobiliser 84).

Si la blessure est à la tête, il faut s'efforcer d'attirer le sang aux extrémités, en y appliquant des sinapismes et en

Fig 82. — Pansement de la main.

les os brisés (fig.

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