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FOULURES, ENTORSES

maintenant la tête élevée ; des compresses froides seront entretenues sur la partie malade.

Les fractures des os du crâne sont très graves et nécessitent des soins éclairés. Voici (fig. 85) un bandage employé pour ce genre de fracture ou de plaie.

Fig. 83. — Écharpe du bras et de l'avant-bras.

Foulures, — Entorses, — Un faux mouvement, une position forcée peuvent causer la tension et même la rupture des ligaments articulaires. Un épanchement de sang suivi d'inflammation se produit alors ; la douleur est vive et la marche impossible,

Il faut ou plonger le membre blessé dans Feau fraîche M™« 0. BussARD. — Le livre de la fermière, 9

et Fy laisser pendant quatre ou cinq heures, ou, si ce remède est dangereux, comme pour les femmes à certaines époques, entourer l'articulation d'un linge humide, qu'on serrera légèrement à l'aide d'un mouchoir. On peut aussi faire des irrigations d'eau fraîche ; à

Fig. Si. — Bandage de corps.

défaut d'appareil spécial, une douche à injections peut remplir le but. Le jet doit être peu fort et constant.

Le massage est encore le moyen le plus efficace de guérir l'entorse. C'est là le secret des rebouteux de campagne, qui arrivent souvent à de prompts résultats par cette méthode.

BHÙLURES.

L'opérateur maintiendra solidement le membre blessé, soit sur son genou^ soit sur un appui fixe, puis, après avoir enduit ses doigts d'huile ou de yaseline, il appuiera doucement ses pouces sur le siège de l'inflammation et les fera glisser alternativement, toujours en

Fig. 85. — T de la têle el des oreilles.

remontant. Ces frictions sont un peu douloureuses à supporter d'abord, et ne doivent pas durer plus de dix minutes ou d'un quart d'heure.

L'eau froide, pour être salutaire, doit être appliquée immédiatement.

Brûlures. — Les plaies produites par brûlures sont de toutes les plus douloureuses. Si les vêtements d'une personne s'enflamment, il faut à la hâte l'envelopper.

la rouler dans une étoffe épaisse : couverture, rideau, manteau.

On met ensuite la partie brûlée à nu, en coupant rétoffe plutôt que de l'enlever, ce qui risquerait d'arracher des lambeaux d'épiderme.

Le premier pansement de la brûlure, superficielle ou profonde, peut toujours être fait, en attendant le médecin, avec la solution d'acide picrique, dont on arrosera une feuille de coton hydrophile ; maintenir par une bande, comme pour une autre plaie. On peut encore employer le liniment oléo-calcaire de la même manière.

A défaut de toute autre substance, on appliquerait un onguent composé par parties égales de beurre frais et de jaune d'œuf bien mélangés.

La chair de pommes de terre crue, râpée et constamment renouvelée, donne encore d'assez bons résultats et empêche les cicatrices persistantes.

Les brûlures par le vitriol (acide sulfurique) se traitent aussi par l'acide picrique, comme les autres brûlures.

Gelures. — L'excès du froid peut, comme l'excès de chaleur, causer des accidents; le sang cesse de circuler et le membre atteint devient froid et inerte. On doit essayer de rétablir la circulation du sang, sans pour cela réchauffer brusquement le membre ou le corps tout entier. 11 ne faut pas exposer le malade à la chaleur d'un feu, ni amener une personne évanouie de froid dans une chambre chaude. La réaction doit, au contraire, se faire insensiblement. On frictionne doucement le malade ou le membre gelé, ou bien on le plonge dans de l'eau à peine tiède, dont on augmente peu à peu la température.

On réchauffe le malade intérieurement en lui faisant prendre une infusion sucrée quelconque, additionnée de quelques gouttes d'alcool, du vin chaud, etc.

Si la gelure forme des ampoules, on pansera comme une brûlure.

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