PRÉPARATIFS
6 couches culottes en flanelle.
3 jupes cache-maillot à large ceinture.
6 bavoirs simples.
4 bavoirs plus habillés.
En nombre facultatif : robes à corsage, bas, chaussons, capelines, pelisses, capotes; enfin, pour le berceau, plusieurs piqués ou cretonnes très épaisses, pour garantir la paillasse de balle d'avoine ou une demi-douzaine de carrés de coton absorbant ou de feutre (les draps ne servent guère et n'apparaissent que comme embellissement) et trois taies pour le petit orçiller de crin.
Il est bon d'ajouter à ceci une ou deux culottes de caoutchouc pour les sorties et une toile caoutchoutée, de la dimension de la paillasse, pour couvrir immédiatement celle-ci.
Autant que possible, la toilette de l'enfant aura lieu dans une pièce séparée, dans un air pur et devant un bon feu clair ; la température ne doit en aucun cas être inférieure à 15°. C'est une coutume très répandue que de donner un bain d'eau bouillie tiède à l'enfant. On est quelquefois forcé d'enduire le petit corps de vaseline, d'huile ou de beurre pour enlever la matière grasse qui le recouvre; on passe ensuite au savon et on lave à grande eau, en ayant soin de bien nettoyer tous les endroits où la peau forme des replis . La tête sera maintenue hors de Peau par la main gauche, dont les doigts seront glissés sous les bras. On veillera avec soin à ce que l'eau du bain n'atteigne pas les yeux. Ceux-ci seront lavés séparément avec de l'eau bouillie boriquée, ou, mieux, on exprimera dedans quelques gouttes de jus de citron. Le bébé crie à ce moment é\idemment désagréable de la toilette, mais cette précaution est indispensable pour prévenir les terribles maux d'yeux des tout petits.
Si on préfère ne pas baigner l'enfant, on se contentera de pratiquer quelques frictions à l'alcool ou à l'eau de
Cologne, à l'aide d'ouate hydrophile. Cette méthode, préconisée par quelques accoucheurs, a pour but de rendre plus complète Tasepsie de la plaie ombilicale.
Aussitôt Tenfant nettoyé, on le déposera sur un linge chaud et on l'essuiera doucement. On n'oubliera pas de l'examiner avec attention pour s'assurer qu'il est bien conformé. Ensuite on vérifiera la ligature du cordon et on la replacera plus près de l'ombilic si c'est nécessaire ; on entourera d'ouate ou d'une compresse stérilisée, sur laquelle on placera une autre compresse de toile, fine ou usagée, ou de coton très fin; on assujettira le tout par une bande de flanelle modérément serrée, qui fera deux fois le tour du corps, et on nouera les rubans. On peut substituer au ruban une épingle américaine.
Le moment est venu de peser l'enfant, si l'on possède une balance à cet effet et une corbeille d'osier spéciale, connue sous le nom de pèse-bébé. On posera Fenfant dessus, après avoir fait la tare du panier. On peut aussi peser le bébé tout habillé et faire ensuite la tare des vêtements, mais il y a plus de chances de commettre une erreur de cette manière. Le poids moyen du nouveau-né est de 3»'ff,200 à 3*^8^,400 suivant le sexe, les filles pesant en moyenne 150 grammes de moins que les garçons. La longueur moyenne est de 50 centimètres.
Tout ceci , bain , soin des yeux, du cordon, pesage, doit ê tre fait aussi rapidement que possible, pour que la température de l'être essentiellement frileux qu'est un tout petit n'ait pas le temps de s'abaisser. Cet abaissement est presque nul chez un enfant soigné et réchauffé comme nous venons de le dire ; au contraire, il peut être de 3 et même de 5 degrés chez un enfant mal soigné et mal vêtu. Il faut donc se hâter le plus possible une fois qu'on a commencé à s'en occuper, et finir en l'habillant.
L'habillement rationnel du nouveau-né, à peu près partout adopté en France , se compose d'une petite chemise de toile fine, d'une brassière en tricot de laine