‹ Le livre de la genèseChapitre 5 sur 28 · IV ELOGE DE BEETHOVEN · texte numérisé non relu

IV ELOGE DE BEETHOVEN

sation^ qui part des entrailles de la terre et prend à sa surface les divers aspects des minéraux, des végétaux, des animaux, des sentiments et des pensées, la Musique est au sommet du sentiment et de Fintelligence de rhomme : en tant que matière vibrante, elle marque la dernière limite entre la pensée et le feu. La Musique est la grande chevelure ardente du flambeau invisible mais sonore, qui est la volonté humaine; dans la hiérarchie des « densités » de la matière, elle représente le commencement du feu, de même que le sentiment qui suit la sensation, représente le commencement de la pensée. Beethoven subtilisa en elle mille essences confuses de la nature auxquellesil donna unrythme, une Loi inflexible, afin que les hommes puissent les reconnaître; il fixa le premier cette Loi, que ce-

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